Petites annonces | Enchères au Québec | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Courrier Laval
Pool hockey résultats
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Laval comprend mal le règlement, affirme un expert

Les amendes liées au déneigement auraient pu être évitées

par Nathalie Villeneuve
Voir tous les articles de Nathalie Villeneuve
Article mis en ligne le 11 août 2008 à 8:57
Soyez le premier à commenter cet article
Laval comprend mal le règlement, affirme un expert
Le règlement sur les heures de conduite et de repos des conducteurs de véhicules lourds ne s'applique pas aux véhicules de moins de 3000 kg, comme les souffleuses. (Photo: Martin Alarie)
Laval comprend mal le règlement, affirme un expert
Les amendes liées au déneigement auraient pu être évitées
Si la Ville a écopé 10 billets d'infraction de la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ), le mois dernier, c'est qu'elle a une mauvaise connaissance du règlement provincial, estime un ex-contrôleur et enquêteur de la SAAQ, qui offre une formation gratuite aux cadres impliqués dans son application.
Laurent C. Rannou, maintenant à la retraite, est consultant en transport à son compte. Résident de Laval, M. Rannou a informé trois conseillers municipaux de son offre après avoir été informé des amendes que Ville de Laval doit payer à la SAAQ, en lisant le Courrier Laval du 27 juillet.

Laval s'est vu obligée d'acquitter 9650 $ parce qu'elle n'a pas respecté le Règlement sur les heures de conduite et de repos des conducteurs de véhicules lourds, lors des opérations de déneigement, l'hiver dernier.

Modifié en juin 2007, ce règlement est enchâssé dans la Loi concernant les propriétaires et exploitants de véhicules lourds (Loi 430).
Pas si compliqué
Alors que l'administration municipale et le syndicat des cols bleus s'entendent pour dire que la réglementation est difficile à mettre en application, M. Rannou maintient qu'elle est «beaucoup moins compliquée que la précédente».
Son application demande cependant de la rigueur et un suivi, bémolise Ulrick Richer, propriétaire de la firme UR Légal, qui offre les services de consultants comme Laurent C. Rannou. «C'est une loi de paperasse, qui demande un dossier par conducteur et par véhicule», explique-t-il.

Selon les deux hommes, Ville de Laval aurait pu obtenir une dérogation temporaire, et obtenir des heures de conduite supplémentaires, comme Montréal, pour faire face à un hiver particulièrement enneigé. «Si Laval n'a pas eu d'heures supplémentaires, c'est que ça a été mal demandé, dit Laurent C. Rannou. On doit justifier la demande.»

La Ville ne semble pas encline à accepter l'offre du consultant. Dans des cas similaires, on procède par appel d'offres, a précisé Andrée Gaulin, porte-parole de la municipalité. «Suite à ces amendes, il y a eu des ajustements et des ententes avec le syndicat des cols bleus, indique Mme Gaulin. On devrait être conformes à compter de la prochaine saison [2008-2009].»

Selon Francis Desjardins, vice-président Santé et Sécurité du Syndicat des cols bleus de Ville de Laval, aucune entente n'est intervenue, et un litige oppose toujours la Ville et ses cols bleus, quant à l'application du règlement.

La municipalité appliquerait le règlement provincial à tous les véhicules, y compris ceux de plus de 3000 kg, qui ne sont pas visés par la Loi. Cette façon de faire restreint les heures de conduite de tous les conducteurs et augmente la sous-traitance, expose M. Desjardins.

Ce qui amène un autre problème: «La Ville devrait contrôler les heures des sous-traitants aussi, et ne le font pas», prévient Francis Desjardins. Le dossier d'une municipalité peut souffrir des agissements de ces entrepreneurs, s'ils ne respectent pas eux-mêmes la Loi, explique-t-on à la Commission des transports.
Un outil
UR Légal est une des nombreuses entreprises accréditées par Emploi Québec apparaissant au Répertoire des formateurs en sécurité routière. Ce répertoire est un des outils mis à la disposition des propriétaires et des exploitants de véhicules lourds, comme les municipalités, après l'adoption de la Loi 430, en 1998.
Le répertoire devient notamment utile lorsqu'un propriétaire ou un exploitant de véhicules lourds délinquant voit son dossier évalué par la Commission des transports. Dans certains cas, des points de démérite au dossier entraînent la révision de la cote du propriétaire ou de l'exploitant, explique-t-on à la Commission.

La cote de sécurité attribuée peut être «satisfaisant», «conditionnel» ou «insatisfaisant». Dans le cas d'une mention «conditionnel», la Commission peut exiger que le titulaire du dossier suive une formation.

Au Registre des propriétaires et des exploitants de véhicules lourds, Ville de Laval conserve, malgré ses infractions à la Loi 430, sa cote «satisfaisant».
Formateurs à la rescousse
Les cours offerts par les organismes qui font partie du Répertoire des formateurs en sécurité routière ne font pas l'objet de contrôle de qualité, précise-t-on à la Table de concertation gouvernement-industrie sur la sécurité des véhicules lourds, responsable de sa mise en œuvre. Pour en faire partie, il faut toutefois minimalement être détenteur d'une accréditation d'Emploi Québec.

«On exige 250 heures d'expérience de formateur, indique Claude Morin, responsable des communications à Emploi Québec. Ça garantit un niveau de qualité acceptable.» Les formateurs sont également soumis au Règlement sur la déontologie des formateurs et des organismes formateurs, ajoute M. Morin.

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins


La question du net

  • Utiliserez-vous les services d'Opération Nez rouge?
  • Oui
  • Non

Liens