Places en garderie : les besoins iront en grandissant
Bien que l'annonce de la répartition des places en services de garde réjouit plusieurs régions du Québec, la demande risque fort d'aller en augmentant avec la croissance des naissances, en partie encouragées par le Régime québécois d'assurance parentale en vigueur depuis janvier 2006.
«Il y a un succès qui découle du congé parental, et là on doit composer avec ça, indique Mario Boucher, directeur général du Regroupement des Centres de la petite enfance (CPE) de Laval. Il y a plus d'enfants qui devront aller en garderie ce qui signifie qu'il faudra donc plus de places d'ici quelques années.»
M. Boucher constate également que de plus en plus de familles montréalaises migrent à Laval. «Le métro et la construction du pont de la 25 amène et amènera de nouvelles familles», assure-t-il.
«Notre objectif premier est de favoriser la conciliation travail-famille, souligne la ministre de la Famille, Michelle Courchesne. Le succès de l'assurance parentale semble vouloir se maintenir, mais il faudra également respecter les finances publiques qui déjà ont accepté de devancer notre échéancier de quatre ans [pour les places en garderie].»
Selon Mario Boucher, il pourrait être intéressant dans les années à venir de faire bon usage de la «malléabilité que permet le service de garde en milieu familial». «C'est un milieu qui fonctionne facilement pendant cinq ou six ans et ça répondra à la mouvance de la population d'ici quelques années», explique-t-il.
D'ici 2010, 220 000 places seront créées. La ministre a également annoncé que le budget annuel consacré aux services de garde éducatifs passera de 1,8 milliard de dollars à 2,03 milliards.