Petites annonces | Enchères au Québec | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Courrier Laval
Pool hockey résultats
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

La pensée sauvage de Claire Labonté

par Benoit LeBlanc
Voir tous les articles de Benoit LeBlanc
Article mis en ligne le 14 août 2008 à 12:36
Soyez le premier à commenter cet article
La pensée sauvage de Claire Labonté
Pour Claire Labonté, «l'art est sacré en tous lieux, tout temps et pour tout le genre humain.» (Photo: Martin Alarie)
La pensée sauvage de Claire Labonté
Avec La Pensée sauvage, ou l'art comme principe épistémologique, philosophique et scientifique, Claire Labonté inaugure chez elle une exposition itinérante résumant son travail des 30 dernières années. Un parcours qu'elle met au service de la connaissance du monde et du genre humain.
Pour l'artiste-peintre lavalloise, «l'art est sacré en tous lieux, tout temps et pour tout le genre humain». Sa pratique permet d'accéder aux replis les plus secrets de la mémoire universelle.

«En peignant, je rentre en état d'hypnose. Ça peut aller de 10 à 30 heures d'absence, concentrée sur la répétition d'un même geste. Celui de peindre. Il en ressort un ensemble pictural d'un savoir inconnaissable autrement», explique l'autodidacte de Sainte-Rose, avant de souligner fermement: «Nous ne parlons pas ici de pensée ésotérique, mais bien de pensée scientifique!»
Coloré et naïf
À l'aide des 25 œuvres exposées à la salle Alfred-Pellan, le visiteur découvre chronologiquement les investigations de Claire Labonté sur l'art. Au-delà de l'esthétisme. Au-delà de la raison.
Les couleurs sont vives. Les détails sont nombreux. L'imagerie confirme son statut de peintre naïf. Certaines pièces rappellent l'art pariétal ou rupestre, ces images (bonshommes, animaux, paysages) de la préhistoire trouvées gravées dans certaines grottes.

De celles-là, mentionnons la murale de 1988, Casse-Maison, peinte sur lin pendant deux ans, certaines séances allant jusqu'à 30 heures sans arrêt. Le visiteur remarquera également Uluru, une illustration d'un monolithe d'Australie, dont les tribus aborigènes ont fait leur centre culturel il y a 20 000 ans.

Plus loin, La pensée sauvage et Bâton des certitudes oubliées ont valeur de tapisseries antiques. Toujours ce foisonnement de symboles, de tons multiples, chacun ayant une signification inscrite dans l'histoire du monde, tel un fossile révélé après des millénaires de cache-cache.

Le tour de salle ne laisse personne indifférent, ni la mère accompagnée de ses deux adolescents, ni le journaliste chevronné.
Années d'interrogation
Se réclamant aussi de la philosophie de penseurs allemands (Hegel et Gadamer), Claire Labonté travaille sans relâche depuis 1977. À force de réflexions et recherches, «je lis beaucoup, tout le temps», elle explore la pensée irrationnelle exprimée dans ses œuvres.
Cela l'amènera sur les bancs universitaires cet automne, où elle entreprendra une maîtrise en arts visuels, afin de confronter sa démarche artistique à la «pensée officielle». Or les théoriciens de l'art que sont Claude Lévi-Strauss, Paul Valéry et Emmanuel Anati lui servent de guides. Ils ont tous abordé la question de l'art primitif comme mode de connaissance.
Avenir international
Après avoir promené son exposition-conférence à travers le Québec pendant trois ans, dont Rimouski en février 2009, Claire Labonté prévoit la présenter en France et en Italie. Car elle compte poursuivre son étude à l'université Paul-Valéry, de Montpellier, vers 2011.
Défi suivant? S'inspirer de grandes énigmes archéologiques pour produire ses prochaines œuvres. Premier objectif: le tombeau d'Alexandre le Grand.
Marcelle Hamelin
Tel qu'elle aime procéder à chacune de ses expositions d'importance, Claire Labonté invite une artiste à exposer en sa compagnie. Le spectateur pourra ainsi jeter un coup d'œil à quelques œuvres de Marcelle Hamelin, de part et d'autre de l'entrée de la Salle Alfred-Pellan.
L'exposition «La Pensée sauvage, ou l'art comme principe épistémologique, philosophique et scientifique» de l'artiste Claire Labonté se poursuit jusqu'au 7 septembre à la Salle Alfred-Pellan (1395, boul. de la Concorde Ouest). Heures d'ouverture: du mardi au dimanche, de 13h à 17h; le vendredi, de 9h à 12h, et de 13h à 20h. Entrée libre. Conférences de l'artiste: dimanche, 24 août, 14h; et dimanche 7 septembre, 14h. Information: 450 662-4440.

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins


La question du net

  • Utiliserez-vous les services d'Opération Nez rouge?
  • Oui
  • Non

Liens