La présidente du caucus des femmes du parti libéral du Canada, Diane Marleau, était à Laval jeudi afin d’entendre l’opinion des femmes sur les enjeux touchant l’environnement, la pauvreté et l’éducation.
(Photo : Martin Alarie)
Prendre le pouls des femmes
Le caucus féminin du parti libéral du Canada de passage à Laval
Le caucus des femmes du parti libéral du Canada, en tournée à travers le pays depuis la fin juin, s’est arrêté jeudi matin à Laval afin de prendre le pouls de la gent féminine lavalloise dont les idées devraient teinter la prochaine plate-forme électorale du parti.
Au rendez-vous, plusieurs entrepreneures, des femmes de milieu communautaire et d’autres venues simplement partager leurs idées. En compagnie de la députée libérale de Laval-Les Îles, Raymonde Folco et de la présidente du caucus, Diane Marleau, les femmes présentes ont parlé d’environnement, de pauvreté et d’éducation. «Le but de cette tournée est d’écouter les femmes et de les sensibiliser davantage aux problèmes auxquelles elles font face», a expliqué Mme Folco. Plusieurs de ces problèmes découlent, selon elle, des compressions faites dans les programmes sociaux depuis l’arrivée au pouvoir du parti conservateur.
Alia Haddad, candidate du parti libéral en vue des prochaines élections explique d’ailleurs que les organismes communautaires sont «à bout de souffle». «Ce milieu est victime d’un important manque de ressources notamment pour venir en aide aux femmes, et ce, en raison des nombreuses coupures dans les programmes», a-t-elle indiqué.
Objectifs
Bien que Mme Folco insiste sur le fait qu’il faille briser l’idée que les femmes ne se sentent pas seulement interpellées par la justice sociale, mais aussi par l’environnement et l’économie, Diane Marleau affirme qu’une des grandes préoccupations du caucus est de «resserrer les programmes sociaux». «Il faut s’assurer que l’application de tout programme ne rende pas la vie plus difficile aux femmes, s’assurer également d’un meilleur accès aux fonds», a-t-elle soutenu.
Mme Marleau jure également qu’un poste de commissaire pour l’égalité des sexes sera créé si le parti libéral est élu aux prochaines élections.
Bien que les femmes lavalloises aient sensiblement les mêmes inquiétudes que les autres Canadiennes quant à la pauvreté, l’environnement et les aînées, la question de la reconnaissance des compétences chez les nouveaux arrivants a fait beaucoup jaser. «La réalité des femmes immigrantes constitue un grand défi et plusieurs d’entre elles souhaitent faire leur place, mais se butent à la difficulté de faire reconnaître leurs compétences professionnelles», a fait remarquer Mme Marleau.
La tournée du caucus devrait se terminer à la fin de septembre. Les idées recueillies durant la saison estivale seront élaborées dans un rapport qui sera remis en octobre au chef du parti libéral du Canada, Stéphane Dion. Le caucus souhaite ardemment que les grandes orientations du rapport se retrouvent dans la prochaine plate-forme électorale du parti. «Nous voulons faire connaître le travail des femmes libérales et informer le groupe qui rédige la plate-forme des enjeux qui touchent les femmes», a lancé Mme Folco.