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Bénévoles lève-tôt

La ressource essentielle du Club des petits déjeuners du Québec

par Sophie Méley-Daoust
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Article mis en ligne le 19 août 2008 à 10:10
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Bénévoles lève-tôt
Le Club des petits déjeuners du Québec est présent dans 12 écoles à Laval. (Photo: Martin Alarie)
Bénévoles lève-tôt
La ressource essentielle du Club des petits déjeuners du Québec
Présent sur le territoire lavallois depuis 2001, le Club des petits déjeuners du Québec est aujourd'hui actif dans 12 écoles grâce à l'aide de 122 bénévoles. Une noble cause qui pour fonctionner parfaitement aurait besoin de deux fois plus de Lavallois volontaires.
Selon la directrice au service aux enfants du Club des petits déjeuners du Québec, Manon Langevin, pour chaque école où le service est donné en milieu urbain, 25 bénévoles seraient nécessaires. «Sinon on les use à la corde», avoue-t-elle, en raison des horaires où les bénévoles doivent être présents, soit entre 6h30 et 8h du matin. Chaque personne intéressée à donner de son temps le fait toutefois selon son propre horaire et sans obligation. «Quelqu'un peut nous donner une journée par semaine, comme une journée par mois», explique Mme Langevin.

C'est d'ailleurs l'horaire particulièrement matinal qui freinerait l'envie de certains à donner de leur temps.

Le service du Club a d'ailleurs été en «péril» dans trois écoles de Laval cette année. «Parfois nous sommes obligés de fermer temporairement, le temps de retrouver des bénévoles», confie Mme Langevin.

La directrice a d'ailleurs constaté qu'un service en milieu urbain est souvent plus instable qu'en milieu rural. «C'est peut-être dû au fait que les gens dans les petites communautés ont un plus grand lien d'appartenance à leur école de quartier et aussi au fait qu'il y a une plus grande mobilité de la population en ville qu'en campagne», fait-elle observer, en ajoutant que les écoles de Laval sont souvent plus grosses et nécessitent plus de bénévoles qu'en milieu rural.
Qui sont-ils?
«Beaucoup de travailleurs viennent donner de leur temps avant d'aller travailler et c'est sans doute un aspect qui distingue Laval des autres régions », indique Mme Langevin. Plusieurs employés d'entreprises du secteur viennent également donner de leur temps en équipe de deux à intervalle régulier.
Déjà occupé avec leurs propres enfants, peu de parents sont bénévoles pour le Club des petits déjeuners, laissant plutôt la place aux retraités et aux étudiants.

Bien que le service soit offert dans quelques écoles du quartier Chomedey, ciblé comme étant un milieu plus défavorisé, Mme Langevin assure que d'autres écoles situées un peu partout sur l'île le reçoivent également. «Le service est souvent donné dans une école en milieu défavorisé, mais il est ouvert à tous les enfants peu importe leur situation familiale, admet-elle. Nous ne sommes pas là pour juger les raisons de ceux qui demandent le service.»

Pour l'année scolaire 2007-2008, 160 440 déjeuners ont été servis à 1146 enfants.

Quant à la prochaine année scolaire qui débutera dans quelques semaines, le service devrait reprendre dans les écoles dès le début du mois de septembre, à moins d'un manque de bénévoles.

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