Une grande majorité de parents tendent à n'acheter que du neuf lors de la rentrée scolaire.
(Photo: Martin Alarie)
Adieu liste scolaire?
Opter pour la réduction à long terme
Bien qu'elles aient toujours existées dans les écoles de la Commission scolaire de Laval (CSDL), les listes scolaires ont-elles toujours leur raison d'être en 2008, alors que les mots recyclages, réutilisation et éco-citoyenneté sont sur toutes les lèvres?
«Je ne pense pas qu'il pourrait ne plus y avoir de liste scolaire, il ne faut quand même pas faire comme si nous étions dans le Tiers-Monde. L'idée c'est de croire en la bonne volonté de chacun», explique la présidente de la CSDL, Francine Charbonneau.
Selon elle, les listes resteront, car elles devront toujours indiquer aux parents le minimum requis à acheter à leurs enfants. «Et ce ne sont pas tous qui y pensent de façon naturelle», confie Mme Charbonneau, faisant notamment allusion aux familles de nouveaux arrivants, qui ont été 8 935 a s'installer à Laval entre 2001 et 2006, selon les données du dernier recensement de Statistique Canada.
Pour Guylaine Francoeur, membre du conseil d'établissement de l'école Du Parc, il serait complexe de faire une croix définitive sur les listes. «Je ne crois pas que ça pourrait se faire dans notre système à nous. Les manuels et plusieurs outils sont accessibles aux enfants, mais reste que tout n'est pas fourni à l'intérieur de l'école, il faudrait plus de sous de la commission scolaire pour ça. Les besoins minimums sont demandés pour fonctionner en classe, le reste est à la discrétion des parents», admet Mme Francoeur.
Gaspillage
«Je rêve du jour où il ne sera plus demandé d'acheter sur les listes des crayons Prisma Colour et où on trouvera plutôt un gros pot de crayons qui servira pour toute la classe», lance Mme Charbonneau.
Pourtant, elle soutient que ce n'est pas du rôle de la CSDL de règlementer ce qui se retrouve sur les listes. «Il y a plus de 4000 enseignants et nous ne sommes pas leur patron. On essaie avec les commissaires de guider la commission scolaire», note la présidente.
«On ira pas faire de la discipline auprès des enseignants, il faut faire confiance, c'est aussi ça l'éducation», ajoute-t-elle.
Les parents sont également ceux à qui revient la grande décision d'acheter ou non la totalité des articles demandés sur la liste scolaire.
Propriétaire de la librairie André à Laval-des-Rapides depuis 30 ans, Aldas Lefebvre avoue que ce ne sont pas tous les parents qui achètent en une fois le matériel scolaire de leurs enfants. «Certains parents échelonnent leurs achats de juillet jusqu'à la mi-septembre», explique-t-il, ajoutant que 75% de sa clientèle tend à acheter du matériel neuf à la rentrée contre 25% qui récupère du matériel de l'année précédente. «La réalité c'est que souvent tout s'use à la corde en une année», conclut le propriétaire de la librairie qui fourni les cahiers d'activités à une quinzaine d'écoles de la CSDL.
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(Photo: Martin Alarie)