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Un festival pour les amateurs de poésie courte

par Benoit LeBlanc
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Article mis en ligne le 7 septembre 2008 à 9:35
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Un festival pour les amateurs de poésie courte
Patrick Simon, directeur de la Revue du Tanka francophone. (Photo: Martin Alarie) PHOTO DIGITALE Joyal
Un festival pour les amateurs de poésie courte
Les amateurs de poésie courte seront servis! Seulement un an après avoir fondé la Revue du Tanka francophone, le Lavallois Patrick Simon lance le premier Festival international du Haïku francophone en terre nord-américaine.
L'événement aura lieu du 10 au 12 octobre. C'est le président-fondateur de l'Association française de Haïku, Jean Antonini, qui a créé le festival. La première édition a été tenue à Nancy, la seconde à Paris.

«L'Amérique du Nord était une destination logique pour cette troisième édition, puisqu'un tiers de l'Association française de Haïku est nord-américain. Nous prévoyons accueillir autour de 150 participants et invités», continue Patrick Simon.
Belle programmation
Lancements de livres et revues, conférences, ateliers, promenades dans les rues aux trottoirs marqués de poésie et invités de prestige (André Duhaime, Catherine Belkhodja, Abigail Friedman), seront du programme au Centre 7400 (7400, boul. Saint-Laurent), à Montréal.
«Nous attendons des poètes de trois continents, venus d'Afrique, d'Europe et d'Amérique du Nord. Le festival se déroulera sous l'égide du 80e anniversaire des relations internationales entre le Canada et le Japon», annonce Jeannine Joyal, du comité organisateur.
Même famille
Le Tanka et le Haïku sont de la même famille. Celle des poèmes courts d'origine japonaise. Avec ses cinq lignes et 31 syllabes, le Tanka serait né de billets doux échangés secrètement à la cour impériale des Heian, à Kyoto, au 10e siècle. Le Haïku est un dérivé de ce dernier. Si le poète se permet d'exprimer des états d'âme dans le Tanka, le Haïku s'attarde strictement à de thèmes inspirés par la nature.
«Le poète dit le maximum de choses dans le moins de mots possible. On ne parle pas de poésie extra-terrestre! Ce sont des vers d'un poète qui vit dans le monde», explique Patrick Simon
Numéro de septembre
Le 9 septembre, on lancera la cinquième Revue du Tanka francophone. Déjà, le contenu a évolué. L'équipe fait place à davantage d'articles de recherche et collaborations entre poètes, dans cette œuvre collective écrite à plusieurs têtes qu'est le Ranga.
«Notre année s'est aussi soldée par l'obtention exclusive des poèmes en français d'une poète japonaise d'importance, Mashi Tawara. C'est un grand honneur pour nous et une belle confirmation du sérieux et de l'excellence de la revue», indique Patrick Simon.

Rappelons que Mashi Tawara a écoulé à trois millions d'exemplaires son livre de poésie L'anniversaire de la salade. Peu d'écrivains, et encore moins des poètes, peuvent se vanter d'un tel score de Best-Seller.

L'an prochain, la revue devrait passer de quatre à trois parutions par année, question de laisser plus temps de création et de travail aux poètes et chercheurs.
Pour toute information sur la Revue du Tanka francophone ou le Festival international du Haïku francophone: www.revue-tanka-francophone.com.

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