Le ministre des Transports et de l'Infrastructure, Lawrence Cannon, entouré des candidats conservateurs régionaux Alexandre Salameh, Jean-Pierre Bélisle et Agop Evereklian.
(Photo: Martin Alarie)
Fichier: Cannon et candidats
Le ministre Cannon dénonce le faible bilan législatif du Bloc à Ottawa
«Le 14 octobre, les choix n'auront jamais été aussi clairs»
De passage à Laval, lundi matin, le ministre des Transports, de l'Infrastructure et des Collectivités, Lawrence Cannon, a tiré à boulets rouges sur le Bloc québécois, clamant «l'inefficacité» des troupes souverainistes à la Chambre des communes.
«En terme de résultats concrets pour faire avancer le Québec, c'est le néant», a-t-il déclaré, étayant son affirmation d'un «maigre bilan législatif». Selon l'analyse qu'en fait le Parti conservateur, le Bloc québécois n'aurait réussi à faire adopter que quatre des 255 projets de loi déposés en 18 ans de présence à Ottawa, dont «trois ont servi à modifier les noms de circonscriptions». Utilisant un langage propre au hockey, il a comparé les bloquistes à des gérants d'estrade assis dans les gradins, rappelant qu'il faut être sur la glace pour compter des buts.
«Depuis 1990, le Bloc n'a obtenu aucun gain concret pour le Québec et n'a pas créé un seul emploi», a renchéri Lawrence Cannon, poussant l'affront jusqu'à affirmer qu'une bonne chambre de commerce avait encore plus de pouvoir que l'organisation bloquiste.
Choix clairs
Accompagné de trois des quatre candidats conservateurs qui brigueront les suffrages dans la région, M. Cannon a laissé entendre que «le 14 octobre, les Québécois seront devant des choix on ne peut plus clairs», ayant à choisir entre «l'éternel chef de l'opposition sans pouvoir Gilles Duceppe, un retour en arrière et le risque avec le Parti libéral de Stéphane Dion ou la certitude et le leadership avec le Parti conservateur de Stephen Harper».
Bien qu'il reçoive quelque 20 % des intentions de vote des électeurs sondés au pays, le leader du NPD, Jack Layton, a été complètement évacué des «choix» exprimés par M. Cannon lors de son point de presse. Idem pour la chef du Parti vert Elizabeth May qui, malgré l'objection initiale du Parti conservateur, sera représentée aux débats des chefs, les 1er et 2 octobre prochain.
Nation québécoise
Parmi les bons coups du gouvernement Harper réalisés durant ses 32 mois au pouvoir, son lieutenant québécois a signalé le règlement du déséquilibre fiscal, la réduction de la TPS, les allègements fiscaux de 60 G$ et la reconnaissance de la Nation québécoise.
Pas question, toutefois, pour le Parti conservateur d'enchâsser dans la constitution canadienne la reconnaissance de la Nation québécoise, comme le suggère le chef du Bloc, Gilles Duceppe. Lawrence Cannon n'en voit ni l'intérêt, ni la pertinence. «Les Québécois sont en mesure de se définir eux-mêmes et ils se sont déjà exprimés là-dessus», explique-t-il, précisant que la campagne portera essentiellement sur l'économie et le leadership.
Gala des Gémeaux
La veille, le Gala des Gémeaux avait pris une tournure électorale, alors qu'on aurait dit que les artistes et artisans de la télévision québécoise s'étaient passé le mot pour dénoncer le gouvernement Harper et ses coupures de 40 M$ dans les programmes culturels. Malgré la grogne exprimée par plusieurs et saluée d'une ovation debout au terme de la sortie du comédien Vincent Gratton, le candidat conservateur dans le comté de Laval, Jean-Pierre Bélisle, soutient que son Parti est favorable à la culture. «Depuis 2006, on a injecté dans les arts 273 M$ de plus, ce qui représente une hausse de 24 % sur un budget annuel de 1,1 milliard», dit-il.
Appelé à expliquer l'absence de la ministre du Patrimoine canadien, Josée Verner, au Gala des Gémeaux, Lawrence Cannon a tout simplement invoqué ses activités liées à la présente campagne dans son comté, à Québec.
Cécille Perreault
Commentaire mis en ligne le 16 septembre 2008Le Bloc Québécois n'a vraiment plus sa raison d'être,
mais Gilles Duceppe est ben fou de lâcher ça, il gagne sa vie à critiquer tout ce que les autres partis réalisent. C'est un éternel chioleux, je suis tannée de le voir profiter de la naiveté des gens. Si il est aussi souverainiste qu'il le prétend, "pourquoi a-t-il refusé de devenir le chef du Parti Québécois quand on lui a proposé ?"