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«Abandonner n'a jamais été une option» - Yann Leroux

Il a traversé le Canada à vélo

par Diane Hameury
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Article mis en ligne le 19 septembre 2008 à 14:49
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«Abandonner n'a jamais été une option» - Yann Leroux
Parti de Vimont le 20 juillet, Yann Leroux a franchi des milliers de kilomètres à vélo pour finalement revenir à la maison 32 jours plus tard.(Photo: Courtoisie)
«Abandonner n'a jamais été une option» - Yann Leroux
Il a traversé le Canada à vélo
Parti de Vimont le 20 juillet, Yann Leroux a franchi des milliers de kilomètres à vélo pour finalement revenir à la maison 32 jours plus tard.
Le Lavallois a réalisé un rêve en traversant le Canada sur deux roues. Il a tout d'abord mis le cap sur les Maritimes, en pleine canicule, un périple de huit jours. «La chaleur m'a incommodé et j'ai eu des problèmes d'approvisionnement en eau. J'ai même dû m'arrêter en chemin et cogner aux portes pour demander de l'eau aux gens!»

Arrivé à Terre-Neuve, M. Leroux a pris l'avion en direction de Victoria. Une fois en Colombie-Britannique, il a enfourché son vélo pour reprendre la route vers l'Île Jésus.

«Il y a quatre ans, mon beau-père m'avait montré un article sur internet relativement à un monsieur qui avait fait la traversée du Canada et l'idée m'avait accroché. J'ai décidé que c'était un défi que j'aimerais relever, mais à ce moment-là, c'était quelque chose que je ne me voyais pas capable de faire autant d'un point de vue moral que physique», dit celui qui fait du vélo de route depuis cinq ans.
Deux ans de préparation
Le goût de partir ne s'étant pas effrité avec le temps, Yann Leroux a commencé sa préparation pour le grand départ il y a deux ans.
«J'ai beaucoup roulé seul et mon but était d'augmenter mon endurance. J'avais prévu rouler 200 kilomètres par jour durant mon voyage et je devais apprendre à mon corps à récupérer rapidement.»

Tout au long de son périple, M. Leroux a attiré la curiosité des gens dans les villes où il s'arrêtait pour se sustenter et dormir, dans un motel ou en camping. La gentillesse des Canadiens qu'il a rencontrés est le plus beau souvenir qu'il retient de cette aventure.

«Les gens étaient intrigués et on me posait beaucoup de questions. J'avais mis un maillot de l'équipe nationale alors on m'a demandé souvent si je m'entraînais pour les olympiques! Tout le monde a été amical avec moi et cela m'a fait un grand bien pour le moral», raconte-t-il, ajoutant qu'un groupe de personnes s'était cotisé dans une petite ville de l'Alberta pour lui offrir une carte à puces Tim Hortons.
Ne jamais lâcher
La devise de Yann Leroux tout au long de cette traversée était de ne jamais rien prendre pour acquis, soulignant que la préparation avait été plus difficile que le voyage.
«Abandonner n'a jamais été une option. Les deux dernières semaines en Ontario n'ont pas été faciles parce que c'était extrêmement vallonneux, mais ça, je le savais d'avance. J'ai travaillé fort durant l'hiver et juste le fait de partir était une grosse réussite pour moi. Je traînais une blessure à la jambe depuis deux ans et chaque jour de préparation était un test pour savoir si je pourrais réaliser mon projet. Je suis fier de ma ténacité.»

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