Un nouvel aménagement, achevé cette semaine à Fabreville, vise à bloquer le passage aux véhicules récréatifs qui circulent illégalement sur la berge. (Photo: Maya)
Fini, les motoneiges et les VTT
Sur la 4e avenue à Fabreville
André Lefebvre est un homme patient et tenace. Ces vertus lui ont servi: après trois ans d'appels et de suivi auprès de l'administration municipale, le bout de la rue qu'il habite ne sera plus un lieu fréquenté par les motoneiges et les VTT. Enfin, il l'espère…
À l'extrémité de la 4e avenue, quatre pierres et cinq bollards de métal ferment le passage. Du côté de la berge, des arbustes, du paillis et des gabions ont été soigneusement disposés.
Plus «gênant»
Plus près du littoral, des saules et un érable argenté de bonne taille constituaient déjà une barrière naturelle contre les intrus qui regagnaient la terre ferme par l'avenue. Manifestement, ce n'était pas assez. Des adeptes de véhicules récréatifs sans scrupules passaient en travers de la végétation, raconte André Lefebvre, résident riverain de la 4e avenue.
Malgré un petit sentier encore ouvert sur la rivière, assez large pour laisser passer une motoneige ou un tout-terrain, M. Lefebvre estime qu'il sera plus «gênant» de passer.
«Ce qui est super, c'est qu'ils [les administrateurs de la municipalité] considèrent un bout de rue comme une zone à protéger. Quand les gens passent, la végétation s'abîme. Je vais écrire à M. Vaillancourt pour le remercier!» Il salue également l'esprit de collaboration de Normand Rock, architecte paysagiste et chef de la division parcs et places publiques du Service de l’ingénierie de Laval.
Le résident est toutefois surpris du coût de l'aménagement. Réalisé par un entrepreneur mandaté par la Ville, il aura coûté 22 105,00 $ avant taxes, soit le double de l'estimation qui avait d'abord été communiquée à M. Lefebvre, avant que le projet ne soit concrétisé.
Interdit
Si le problème semble réglé près de chez lui, André Lefebvre compte bien continuer à se faire entendre au sujet des véhicules récréatifs qui empoisonnent la vie de résidents riverains, notamment à Laval-Ouest, où les moteurs pétaradent en hiver, à la berge des Goélands.
Le règlement municipal n'autorise pourtant l'utilisation des motoneiges et des VTT que sur les sentiers reconnus, dont aucun ne passe par les rives. La Loi sur les véhicules hors route interdit également la circulation de ces engins sur les berges.