Une boîte à lunch écolo: des produits locaux, biologiques ou équitables, des contenants et des ustensiles réutilisables et, pourquoi pas, une serviette de table en coton.
(Photo: Maya)
Le défi de la boîte à lunch écolo
Pour qu'une bouteille de vitre soit disparue aujourd'hui, il aurait fallu la jeter à la préhistoire. C'est avec des images de ce genre que le défi de la boîte à lunch écologique est lancé aux écoliers du Québec, à l'approche de la Semaine québécoise de réduction des déchets. À Laval, l'idée fait déjà son chemin.
Bien que la bouteille, la boîte de jus multicouche, les canettes d'aluminium et les pots de yogourt individuels puissent être jetés au recyclage, ces produits ont un cycle de vie (extraction des matières premières, production, emballage, consommation, recyclage ou enfouissement) qui échappe à l'attention des enfants.
C'est précisément ce que Les Clubs 4-H du Québec tentent d'inculquer aux jeunes, par l'atelier La boîte à lunch écologique, créé en 2001. «Les enfants ont l'impression que la banane est venue de nulle part sur le comptoir», illustre Andrée Gignac, directrice provinciale de l'organisme.
Quoique la banane, biodégradable, ne pose pas les problèmes liés aux contenants jetables et aux emballages, l'exemple initie les écoliers à l'idée du cycle de vie des produits qu'on enferme dans sa boîte à lunch. Et à comprendre que pour que leur dîner soit écologique, il doit générer zéro déchet.
L'avantage n'est pas qu'écologique. Mme Gignac, qui dirige également la section Laval des Clubs 4-H, mentionne les économies réalisées en laissant tomber les emballages individuels. «On a calculé que sur 12 années de scolarité, c'est 2000 $ de plus pour ceux qui achètent tout individuel, sans compter l'impact écologique.»
À ce jour, l'atelier a été donné dans une dizaine d'écoles lavalloises, dit Andrée Gignac. En tenant compte des guides La boîte à lunch écologique distribués à la demande d'enseignants ou de responsables de service de garde, qui présentent eux-mêmes l'approche aux élèves, un public plus large encore a été touché. Trois cents enfants ont été initiés via les camps de jour lavallois, en 2007 et 2008.