Michel Larouche agira notamment à titre de consultant auprès des entraîneurs canadiens de plongeon.
(Photo: Martin Alarie)
Michel Larouche devient entraîneur-chef de Plongeon Canada
Il suivra de près les entraîneurs du pays
S'il était à la recherche d'un nouveau défi, l'entraîneur Michel Larouche en a tout un qui se dresse devant lui.
Lundi, Plongeon Canada annonçait que Michel Larouche venait de se joindre à son équipe à titre d'entraîneur-chef.
Son rôle principal: assurer le développement des entraîneurs de haute performance dans le plongeon canadien, question que le Canada puisse demeurer une force internationale en plongeon.
Jusqu'à ce jour, personne n'assurait ce type de tâche chez Plongeon Canada et, aux dires de Michel Larouche, le temps était clairement venu de prendre un tel virage.
«Les pays qui rayonnent en plongeon ont tous déjà un entraîneur-chef qui assure un mentorat, et ça leur est très bénéfique. On était vraiment rendus à l'étape de se doter d'un tel outil.»
«La compétition est là, poursuit-il. Je pense à la Chine, aux États-Unis, à l'Angleterre, au Mexique ou à Cuba, qui développent de plus en plus de plongeurs d'une grande qualité. Il est donc essentiel d'être nous aussi proactifs et d'améliorer notre programme.»
Défis
Des défis, Michel Larouche en aura plusieurs à relever. À commencer par le développement des jeunes athlètes qui représenteront la relève, lorsque les Émilie Heymans et Alexandre Despatie de ce monde tireront leur révérence.
«Faire en sorte que les entraîneurs et les athlètes soient meilleurs représente le cœur de ma tâche. Je devrai monter des programmes de formation, discuter avec les entraîneurs, et développer des stratégies pour solutionner les divers problèmes. J'ai beaucoup de pain sur la planche.»
Les potentiels
Non seulement Michel Larouche interviendra-t-il auprès des entraîneurs et athlètes déjà en place, mais l'un de ses rôles sera également d'identifier parmi eux les potentiels qui pourraient atteindre les plus hauts niveaux.
«Je devrai me promener à travers le Canada et les Etats-Unis, où certains plongeurs d'ici s'entraînent, et essayer de déterminer sur qui on devra miser pour l'avenir du plongeon au Canada. À ce jour, je peux dire qu'il y a beaucoup de potentiels, surtout du côté féminin.»
Questionné au sujet de la jeune plongeuse Jennifer Abel, de Laval, l'entraîneur-chef admet qu'elle représente l'un des beaux espoirs pour les prochaines années.
«Jennifer a d'ailleurs déjà fait ses preuves un niveau international, ajoute-t-il. Son développement sera à surveiller de près. Mais il y a aussi d'autres jeunes plongeuses à avoir à l’œil. Il y en a aussi chez les gars, mais ils sont un peu plus jeunes et il faudra s'armer de patience.»
Au cours des 20 dernières années, Michel Larouche a dirigé le club de plongeon CAMO de Montréal. C'est Aaron Dziver, entraîneur depuis 1994, qui lui succèdera.