Ces conducteurs pourraient recevoir une contravention pour avoir bloqué des espaces de stationnement sur la chaussée. (Photo: Martin Alarie)
Station Montmorency: de l'amélioration, mais encore du travail à faire
Stationnement et arrêts interdits
Malgré les contraventions, les avertissements et des manchettes dans les journaux, deux problématiques sont récurrentes à la station de métro Montmorency.
La première: les véhicules qui s'immobilisent aux abords de la station. Des panneaux de signalisation indiquent clairement qu'il est interdit en tout temps d'arrêter, que ce soit pour attendre un proche, un ami ou pour faire descendre quelqu'un. Lors de notre passage à la station de métro en compagnie de deux policiers, jeudi, au moins trois automobilistes on fait fi de cette signalisation. Les fautifs s'exposent à une contravention au montant de 52 $.
«Je suis venu faire un tour ce matin (jeudi) et j'ai dû en faire circuler quatre, explique le lieutenant du PDQ 2, Luc Tassé. Il n'y a aucune tolérance. Cette signalisation assure la circulation et la sécurité des piétons. Quand ces derniers traversent, il est plus facile pour un conducteur de les voir. C'est toujours dangereux de surgir entre deux autos arrêtées.»
«Kiss and ride»
Le policier invite les gens à utiliser une aire d'attente de 36 places située entre l'entrée de la station et le stationnement. On peut y accéder par la rue Lucien-Paiement. «En anglais, on appelle ça un «kiss and ride». L'endroit est désert la plupart du temps, parce qu'on ne l'utilise pas. De plus, des espaces de stationnement pour une période de dix minutes sont accessibles sur le côté ouest de la rue Lucien-Paiement», dit-il.
La deuxième problématique soulevée par le lieutenant concerne le stationnement sur les terrains vagues qui bordent la station.
«Les gens arrivent le matin, se stationnent sur le terrain, mais dans la journée, la sortie peut être bloquée par des véhicules garés légalement sur la chaussée. Là, les citoyens nous appellent pour dire qu’ils veulent quitter. C'est dommage, mais ils doivent attendre parce que nous n'avons aucun pouvoir de déplacer un véhicule qui est légalement stationné», explique le lieutenant Tassé.
Vignettes
Par ailleurs, un système de vignettes sera maintenant en vigueur pour une soixantaine d'adresses situées du côté ouest du boulevard Laval. Les résidents ont signé une pétition demandant l'implantation d'un tel système.
«C'est en lien avec les activités du métro et du Collège Montmorency, souligne Marc Laforge, porte-parole de la Ville de Laval. Les vignettes sont prêtes et les gens peuvent venir les chercher à notre comptoir multiservices.»
Quand à un système de vignettes plus étendu dans les rues près des trois stations de métro, M. Laforge mentionne que les conseillers municipaux des secteurs concernés seront rencontrés bientôt. «Ce sont eux qui ont des échos des citoyens, et s'ils nous disent que les gens sont en faveur, le processus de consultation pourrait aller très vite. Mais pour l'instant, il n'y a rien de concret.»
Diane Di
Commentaire mis en ligne le 13 mars 2009Vraiment la planification du stationnement et des aires de débarquation s'avère un échec total. La population est de plus en plus déçue des accomodations qui ont été effectuées. Contraventions pour faire descendre quelqu'un est ridicule, c'est la goutte qui fait déborder le vase. Pour leur sécurité les piétons ne devraient pas traverser au milieu d'aucune rue, les feux de circulation sont là pour les automobilistes et les piétons. Ville de Laval encourage-t-elle vraiment les gens à utiliser les transports en commun? J'en doute... la preuve: les autoroutes sont toujours embouteillées. Sans compter que nous payons la passe d'autobus plus que les gens de la Rive-Sud!???