Les Lavallois ne donneront que 25 % des voix au PQ, contre 56 % aux libéraux, selon un sondage Léger Marketing. Les candidats péquistes locaux se disent malgré cela «gonflés à bloc».
(Photo: Martin Alarie)
Le PQ fait ses promesses aux Lavallois
Peu après la publication par le Journal de Montréal d'un sondage désastreux pour les péquistes à Laval, les candidats locaux dévoilaient, aujourd'hui, leur plateforme régionale, se disant «gonflés à bloc» par la performance de Pauline Marois au débat télévisé de mardi.
L'atmosphère feutrée du vaste local électoral presque vide du boulevard des Laurentides contrastait avec cet état d'esprit. De fait, rien de vraiment nouveau, dans la conférence de presse aujourd'hui, n'était en mesure de troubler ce calme.
Environnement et transport
Les candidats ont rappelé plusieurs pans de la plateforme générale du PQ: aide aux PME, à la famille et au logement, ressources pour la réforme en éducation, renforcement de la loi 101, accès à un médecin de famille…
C'est au chapitre du transport en commun que les engagements ont une couleur plus locale. Marc Demers, candidat dans Laval-des-Rapides, a rappelé l'engagement du parti à trouver une solution au manque d'espaces de stationnement à proximité des stations de métro lavalloises.
La solution passe par un nombre plus grand de stationnements incitatifs et la mise en service de navettes se rabattant vers le métro, via des voies réservées, aux heures de pointe.
L'importance de prolonger l'autoroute 19 et de lui ajouter une voie réservée pour le transport en commun a été soulignée. Les libéraux ne prévoient rien pour l'A-19, a noté Donato Centomo, candidat dans Mille-Îles.
Dans les faits, le gouvernement actuel mène une étude d'opportunité sur la construction d'une autoroute, dans l'emprise de la route 335, entre l'A-440 et la rivière des Mille Îles. L'option d'une voie réservée au transport collectif est déjà examinée, confirme-t-on au ministère des Transports. La publication de l'étude est prévue pour janvier.
Santé et réforme
Donato Centomo a décrié le manque de ressources en santé. «Pour 1,8 million d'habitants à Montréal, ils ont 12 Centres de santé et de services sociaux (CSSS). On est près de 380 000 à Laval. Ça nous prend un 2e CSSS.»
Le candidat a pointé du doigt les libéraux, à qui il revenait, selon lui, de livrer les ressources nécessaires à la bonne marche de la réforme en éducation. Le candidat déplore que la Commission scolaire de Laval ait glissé de la 22e à la 46e place en cinq ans. «Et on a la ministre de l'Éducation à Laval!»
Le français en recul
Le candidat de Chomedey, Jonathan Cyr, a maintenu qu'il était nécessaire de réaffirmer la place du français, notamment au travail et comme langue d'adoption chez les immigrants.
Il a fait valoir que la francisation des nouveaux arrivants devrait se faire dans un délai de trois ans. Une orientation qui risque de faire grincer des dents certains électeurs de Chomedey, a-t-il admis.
BENJAMIN LE BEL
Commentaire mis en ligne le 28 novembre 2008Le candidat (Centomo PQ) déplore que la Commission scolaire de Laval ait glissé de la 22e à la 46e place en cinq ans.
Or, il est primordial de connaître la source de cette statistique pour que l'électorat puisse en juger la portée.
Par ailleurs, il est heureux et intéressant de constater que le Parti Vert du Québec, Québec Solidaire ainsi que Victor-Lévy Beaulieu, candidat indépendantiste indépendant dans Rivière-du-Loup, promulguent l'arrêt des subventions gouvernementales aux écoles privées. Cela, en faveur d'une reconduction des crédits vers le secteur publique.
PVQ : Abolir le financement des écoles privées, sur une période de 5 années, et transférer les sommes à l’amélioration des services aux élèves des écoles publiques.
QS : Transférer les subventions gouvernementales actuelles aux écoles privées vers les écoles du secteur public;
VLB : Abolition de toute subvention aux écoles privées.