Petites annonces | Enchères au Québec | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Courrier Laval
Pool_résultats_2009_2010
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Comment briser le cercle vicieux?

Nathalie Villeneuve par Nathalie Villeneuve
Voir tous les articles de Nathalie Villeneuve
Article mis en ligne le 30 novembre 2008 à 14:01
Soyez le premier à commenter cet article
Comment briser le cercle vicieux?
Le papier est la matière la plus touchée par la crise. Pour le vendre aux papetières québécoises plus exigeantes que la Chine, il faut le trier plus soigneusement. (Photo: Martin Alarie)
Comment briser le cercle vicieux?
Quand c'est la récession en Amérique du Nord, la valeur du papier recyclé, qui entre dans la composition des emballages des produits que nous ne consommons plus, pique du nez. Idem pour le métal recyclé que GM n'achète plus. Et pour le verre dont on fait la laine isolante des maisons qui ne sont plus en chantier. Comment briser le cercle?
«Il faut d'abord une aide à court terme pour maintenir les centres en vie», dit Gilbert Durocher, VP, opérations, au Groupe Tiru, qui gère le centre de tri où sont acheminées les matières recyclables des Lavallois.

L'avis est partagé par l'expert en gestion des matières résiduelles de la ville de Laval, André Giroux. Et par Karel Ménard, du Front commun québécois (FCQGED) pour une gestion écologique des déchets.

La question a cependant fait l'objet de discussions, au FCQGED. «Est-ce qu'on va subventionner des entreprises qui ont soumissionné à coût nul pour avoir des marchés plus grands? Est-ce que la fermeture des centres de tri est une bonne chose?» demande M. Ménard. «Notre conclusion: Non. Si les centres de tri ferment, on revient 20 ans en arrière.»

Lors d'une entrevue accordée à La Presse mardi, la ministre de l'Environnement, Line Beauchamp, a affirmé que son ministère agira à titre de «partenaire», dans le cadre d'un plan d'évaluation et de relance des centres de tri.

L'aide qui serait apportée n'aurait cependant pas d'effet à court terme, puisqu'elle viserait l'augmentation de la qualité du triage.
Quantité vs qualité
Si ce type de soutien ne réglerait pas le problème immédiat des revenus qui chutent et du coût d'entreposage, il permettrait d'effectuer un virage nécessaire, souligne Karel Ménard. «Au Québec, on ne s'est pas arrêté à l'aspect qualitatif. On a beaucoup misé sur le tonnage récupéré. Quelques centres de tri ne faisaient plus le tri du papier et l'envoyaient en Chine.»
Aujourd'hui, même la Chine fait des chichis. Tandis qu'elle lève le nez sur ce papier de piètre qualité dont les centres de tri d'ici se sont fait une spécialité, les Cascades, Kruger et Domtar locaux manquent de papier trié sur le volet, exempt de résidus autres, qui contaminent leur matière première.

Pour mieux trier, il faut des employés et de l'équipement modernisé. Un investissement que le centre de tri du Groupe Tiru a déjà effectué, avant que le marché s'effondre. Les travaux n'auraient pas eu lieu, si les dirigeants avaient pu lire l'avenir. Ils se consolent aujourd'hui en se disant que ce sera peut-être un atout, dans la crise actuelle.

Gilbert Durocher croit par ailleurs qu'une partie de la solution se trouve à la source, dans notre bac. «On a voulu augmenter le recyclage, et on a mis n'importe quoi dans le bac. Au premier rang des accusés: le sac d'épicerie, qui finit en charpie sur les convoyeurs. Difficile alors de le séparer du papier qui aboutit dans les ballots des recycleurs.
Repenser l'industrie
Le milieu est mûr pour une refonte, croit Karel Ménard. Pour éviter que le dépotoir ne soit trop attrayant pour les centres de tri au bord du gouffre, il faut d'abord hausser la redevance à l'enfouissement à 40 $ la tonne, avance-t-il. Il en coûte actuellement 10 $ la tonne. Cette somme est retournée aux municipalités.
Dans la perspective où les centres de tri s'orientent davantage vers les marchés locaux, il faudra peut-être rouvrir les contrats signés avec les villes, afin que celles-ci aident à éponger les coûts de traitement supplémentaires, suggère Karel Ménard.
Mais l'industrie de l'imprimerie, des contenants et des emballages doit aussi faire sa part, dit-il, en payant des compensations plus importantes et en utilisant plus de matières recyclées dans leurs produits. Une entente vient tout juste d'être conclue entre les municipalités québécoises et les entreprises concernées, pour une compensation de 41,7 M$.

«Notre objectif demeure la compensation à 100 % par l'industrie d'ici 2010. Actuellement, la compensation pour la collecte sélective ne représente que 7 % de l'ensemble des dépenses liées à la gestion des matières résiduelles», affirme le président de l'Union des municipalités du Québec, Robert Coulombe.

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins


La question du net

  • Pensez-vous que le secteur de la santé souffre d'un manque de moyens financiers et de personnel?
  • Oui
  • Non

Liens