Maude Delangis
(Photo: courtoisie)
Deux femmes, deux visions vertes
Une ex-candidate péquiste et une nouvelle venue en politique. Deux femmes, qui ont posé leur candidature pour des raisons fort différentes, sous la bannière commune du Parti vert, dans les circonscriptions Mille-Îles et Fabre.
Dans Mille-Îles, Maude Delangis a joint les rangs des verts peu avant le déclenchement des élections provinciales. Elle avait essuyé deux défaites, en 2003 et 2007, sous la bannière péquiste.
La candidature refusée dans L’Assomption de Jean-Claude Saint-André, souverainiste pur et dur, a fait réfléchir Mme Delangis sur l'orientation actuelle du Parti québécois. Elle soutient qu'elle n'a pas pris cette décision par dépit. «Je me sens en harmonie avec mes convictions profondes avec le Parti vert.»
Avocate, résidente d'Auteuil depuis 1982, Mme Delangis est la seule candidate de l'équipe du Parti vert à Laval qui bénéficie d'une expérience en politique.
Le train dans l'est
Son adhésion au Parti vert s'articule principalement autour d'un projet de modification du tracé de la future ligne du train de l'est, pour le faire passer par l'île Jésus. Ce projet s'inscrit dans le plan de transport qui figure au programme du parti. Un plan de 40 milliards de dollars, dont 1,5 milliard pour Laval.
Mme Delangis s'inspire de l'étude d'impact environnemental commandée par le gouvernement du Québec au Consortium DS-SM-HMM, finalisée en avril dernier, pour mettre des chiffres sur son projet.
Elle estime qu'il coûterait moins (130 M$ versus les 300 M$ planifiés pour le projet actuel) et répondrait au besoin de plus d'utilisateurs. Une économie substantielle est effectuée en retranchant le tronçon projeté entre Mascouche et Terrebonne, via le terre-plein central de l'autoroute 640.
Avec le projet du Parti vert, la tête de ligne est déplacée de Repentigny à Mascouche. Deux stations sont prévues à Laval, dont une «gare conviviale», avec services, à Saint-Vincent-de-Paul. L'objectif: «donner le goût aux gens de prendre le train».
Sport à l'école
Originaire d'Acapulco, au Mexique, Erika Alvarez s'est installée à Sainte-Rose en 1990. Le principal cheval de bataille de cette agente de voyage: la santé. «Le Parti vert a une approche axée sur la prévention, pas la guérison. Il faut mettre l'accent sur le sport pour les jeunes.»
Elle se dit mal à l'aise de parler à sa famille, restée au Mexique, des listes d'attente de six mois et plus pour des services en santé. «Le système de santé ici est archaïque», dit-elle, ajoutant qu'un pays pauvre comme le Mexique offre à sa population un système de santé plus efficace.
Françoise Paradis-Foisy
Commentaire mis en ligne le 7 décembre 2008Bravo! À madame Maude Delangis,
Vous avez une très bonne compréhension des problèmes de transports en commun dans l'Est de Laval Continuez votre beau travail.
Françoise Paradis-Foisy