Des cinq candidats libéraux élus dans la région, Alain Paquet (Laval-des-Rapides) est celui qui a eu le plus chaud, l'emportant avec un coussin tout de même assez confortable de 1287 voix sur son plus proche rival, le candidat péquiste Marc Demers.
(Photo: Martin Alarie)
Effondrement du taux de participation
Les libéraux refont le plein dans la région
Sans surprise, le Parti libéral du Québec et le premier ministre Jean Charest, qui fut de loin le chef le plus présent ces cinq dernières semaines à Laval, ont conservé les cinq comtés de la région qu'ils détiennent depuis 2003.
Un balayage qui était prévisible, considérant que la caravane des chefs péquiste et adéquiste n'a fait qu'un seul arrêt sur l'île Jésus en 33 jours de campagne, signe qu'ils entretenaient peu d'espoir d'y faire des gains. Le triomphe libéral est toutefois assombri par un taux de participation régional anémique de 55,6 %, près de deux points de pourcentage en deçà du taux provincial, qui fut le plus bas enregistré depuis 1927.
Majorités confortables
Dans la victoire, la ministre Michelle Courchesne (Fabre) et Vincent Auclair (Vimont) ont trouvé le moyen de doubler leur majorité acquise lors de la dernière élection, pendant que Guy Ouellette (Chomedey) portait sa majorité à 11 264 voix dans la forteresse libérale, qu'il a remportée avec 66 % des suffrages exprimés.
Réélu pour un troisième mandat successif, Alain Paquet (Laval-des-Rapides) est celui qui a eu le plus chaud, l'emportant avec un coussin tout de même assez confortable de 1287 voix sur son plus proche rival, le candidat péquiste Marc Demers.
Par ailleurs, le caucus libéral de Laval a gagné un nouveau joueur en Francine Charbonneau (Mille-Îles), qui a repris là où son prédécesseur Maurice Clermont, aujourd'hui à la retraite, avait laissé en 2007. Avec 3210 voix devant le candidat péquiste Donato Centomo, Mme Charbonneau a obtenu la troisième plus forte majorité dans la région, derrière ses collègues Guy Ouellette et Vincent Auclair.
Double effondrement
La lutte à trois qu'on avait connue dans quatre comtés sur cinq aux dernières élections a fait place, hier, au retour à la polarisation du vote entre libéraux et péquistes, ces derniers ayant complètement éclipsé les candidats adéquistes qui n'ont jamais été dans la course de toute la soirée.
Incidemment, le meilleur score obtenu par l'Action démocratique a été de 11,9 % dans Fabre, alors qu'il avait été de 32 % en 2007.
La seule ombre au tableau dans ce grand coup de balai libéral est, faut-il le rappeler, le faible taux de participation des Lavallois. Tous comtés confondus, la baisse enregistrée a été de l'ordre de 16 points de pourcentage en comparaison avec le niveau de la participation de 2007. En chiffres absolus, ce sont tout près de 40 000 électeurs de moins qui ont été inscrire leur X sur leur bulletin de vote, et ce, malgré qu'ils étaient 8000 de plus inscrits sur la liste des électeurs.
C'est dans le comté de Chomedey que les électeurs ont le plus boudé ce grand exercice démocratique, avec un taux de votation de seulement 44,81 % contre 62,9 % en 2007. Rappelons que Chomedey n'a jamais échappé aux libéraux depuis l'élection de Jean-Noël Lavoie en 1960.
À l'autre bout du spectre, c'est dans la circonscription de Vimont que les Lavallois ont exercé leur devoir de citoyen dans la plus forte proportion, 60,34 % des électeurs éligibles s'étant rendus aux urnes. Toutefois, le déficit démocratique vis-à-vis leur taux de participation enregistré 21 mois plus tôt est en tout point comparable à la baisse moyenne régionale. En 2007, les électeurs de Vimont s'étaient prévalus de leur droit de vote dans un pourcentage de 76,13 %.