Gaétan Vandal, adjoint au directeur général, administration, de Ville Laval.
(Photo: Martin Alarie)
Elle accapare 17 % du budget de la Ville
La dette per capita sous la barre des 1200 $
Fidèle à sa tradition, la Ville empruntera en 2009 moins que ce qu'elle remboursera sur sa dette à long terme, ce qui permettra de réduire la dette per capita sous la barre des 1200 $.
Quand la Ville planche sur son programme triennal d'investissement, c'est le «premier critère» qui guide son action, mentionne l'adjoint au directeur général, Gaétan Vandal. Pour réaliser ses projets de développement, la Ville financera des travaux à hauteur de 67,7 M$, alors qu'elle remboursera 70,1 M$ sur le capital d'une dette qui se chiffrerait au 31 décembre 2009 à 467,3 M$.
Au chapitre des frais de financement de cette dette, il en coûtera à l'administration 38,4 M$, soit 3,5 M$ de moins qu'en 2008.
Capital et intérêts confondus, le service de la dette nécessitera en 2009 un déboursé de 108,5 M$, équivalant à 17 % du budget annuel de la Ville.
En dix ans, Laval a diminué la dette de 636 $ par personne, ce qui représente une réduction de 160 M$. Pour la même période, dans l'ensemble des autres villes de 100 000 habitants et plus au Québec, la dette per capita a augmenté, précise le maire Gilles Vaillancourt.
«Nos efforts de réduction de la dette sont reconnus par Standard & Poor's, qui vient de renouveler la cote de la municipalité, soit AA -, avec perspective stable, la meilleure évaluation attribuée à un organisme municipal au Québec», n'a pas manqué se souligner M. Vaillancourt, ajoutant même qu'il s'agissait d'une cote supérieure à celle décernée au gouvernement du Québec.