Sagapool était connu anciennement sous le nom de Manouche.
(Photo: Martin Alarie)
Sagapool laisse sa marque
Le groupe Sagapool termine l'année en beauté avec les prix de l'album instrumental de l'année au dernier gala des Prix de la musique folk canadienne, en plus du Prix Étoiles Galaxie 2008, de Radio-Canada.
Sagapool regroupe les membres de la formation anciennement appelée Manouche. Trouvant de plus en plus restrictive l'étiquette des musiques traditionnelles tsiganes et manouches, le groupe a décidé d'aller au-delà de ce qu'on appelle le gypsy swing.
«Cela faisait deux ans que nous pensions à ce virage musical et qu'il nous fallait changer de nom. Manouche faisait référence à un style trop précis. Nos influences sont plus globales. Nous gardons nos premières amours, tout le côté festif et l'exubérance de l'Europe de l'Est, mais nous nous ouvrons à d'autres influences, que ce soit jazz, musique populaire, ska et autres», raconte le Lavallois Guillaume Bourque, clarinettiste de la formation.
Efforts récompensés
Depuis sa sortie en mai dernier, l'album Épisode Trois cumule les bonnes critiques et les récompenses. Les honneurs reçus au cours des derniers mois confirment cette nouvelle orientation.
«Ça fait longtemps que nous travaillons fort dans ce créneau moins évident qu'est la musique instrumentale. De recevoir ces honneurs-là nous fait du bien. Ce n'est pas pour rien que notre nouveau nom témoigne de cette saga que représentent les 10 ans que nous venons de passer ensemble, alors que le pool désigne le projet collectif autour d'une même idée qu'est l'esprit du groupe depuis toujours», relate Guillaume Bourque.
Prochaine année
En 2009, Sagapool compte faire le tour du Canada et rendre quelques visites aux États-Unis. Une envolée vers l'Europe est aussi dans l'air en juin. Malgré les changements, Les Zoé Dumais (violon et glockenspiel), Alexis Dumais (piano, contrebasse et percussions), Guillaume Bourque (clarinette et clarinette basse), Luzio Altobelli (accordéon, percussions, piano et batterie), Dany Nicolas (guitare, contrebasse et piano) et Marton Maderspach (batterie et percussions) conservent toutefois leur prédilection pour les spectacles où chacun se promène d'un instrument à l'autre, souvent dans une même pièce.
«Nous sommes tous des multi-instrumentistes et nous en profitons pleinement!» de conclure Guillaume Bourque.