Les rivières sont hautes à Saint-François (notre photo) et Sainte-Dorothée. Des avertissements seront en vigueur pour ces deux secteurs, jusqu'à la semaine prochaine.
(Photo: Martin Alarie)
La neige fera monter les rivières
Déjà en veille depuis quelques semaines, le Bureau des mesures d'urgence de Laval resserre sa surveillance des deux rivières qui baignent l'île Jésus, alors que l'accumulation de neige risque de faire monter encore leur niveau.
«On suit attentivement le niveau des eaux. Il n'y a rien de paniquant pour l'instant. Des gens de l'unité d'urgence sont sur le terrain», indique François Dumais, du Département de police de Laval. L'équipe est active depuis décembre, précise le sergent Dumais.
Frasil et refoulements
Sur le site internet d'Hydro Météo, entreprise mandatée par la Ville de Laval pour la surveillance des crues, des avertissements de production «intense» de frasil et de refoulement sont en vigueur.
«La situation pourrait perdurer pendant plusieurs jours et pourrait être à son maximum entre le 12 et le 16 janvier alors que les températures les plus froides de l'hiver atteindront nos régions», peut-on y lire.
«La tempête de neige va augmenter la quantité de frasil», explique Sophie Latreille, directrice générale d'Hydro Météo.
Le frasil est constitué de cristaux de glace flottants. Ces amas de glace superficielle se forment lorsque le couvert de glace est peu important. Ils peuvent provoquer des embâcles et des inondations.
Risques localisés
Quoique le débit des rivières des Prairies et des Mille Îles tend à redescendre, après le redoux des Fêtes, la situation dans certains secteur est préoccupante.
«Au 3075 des Mille Îles, à Saint-François, les niveaux d'eau sont assez hauts. À la hauteur de la rue Gandhi, à Sainte-Dorothée, aussi», note Mme Latreille.
Des refoulements causés par des amoncellements de glace ou du frasil sont à l'origine des ces problèmes localisés, explique-t-elle.
Veille, alerte, intervention
Le mode veille, actuellement observé par le Bureau des mesures d'urgence, est le premier échelon de l'échelle d'intervention.
Lorsque la situation se corse, comme au printemps dernier, on passe à l'étape «alerte». En dernier lieu, l'équipe se mobilise toute entière: c'est la phase «intervention».