Le chômage a augmenté en 2008
On savait que l'année 2008 était pour être plus difficile que 2007. En début d'année 2008, alors que rien ne laissait croire à une crise financière qui couvait pourtant aux États-Unis, avant de contaminer la planète, il était entendu que la région arriverait difficilement à faire mieux, elle qui venait d'enregistrer le second taux de chômage le plus bas de l'histoire du Québec, à une poussière près du record que détenait Chaudière-Appalaches depuis 1989.
De 5,1 % en 2007, le taux de chômage à Laval est passé à 6,7 % en 2008.
Du premier rang qu'elle occupait, Laval a glissé au 6e échelon du palmarès des régions les plus performantes de la province en 2008.
La Capitale-Nationale, qui domine le classement, a connu une année exceptionnelle, rééditant une page d'histoire avec un taux de chômage de 4,6 %. Sa voisine, Chaudière-Appalaches, a répété son exploit de 1989 avec un score de 5 %, devançant l'Outaouais (5,4 %), l'Estrie (5,9 %), la Montérégie (6,6 %) et Laval (6,7 %).
Selon l'économiste du bureau régional d'Emploi Québec, il s'agit tout de même d'une bonne année, mettant en perspective l'historique régional des dix dernières années. «Outre 2007, seule l'année 2000 avait été plus performante avec un taux de chômage de 6,6 %», rappelle Jacques Chapdelaine.
Reste que l'objectif des 3000 personnes occupées de plus qu'en 2007 n'a pas été atteint. En fait, on ne compte en 2008 que 300 Lavallois de plus en emploi. Pendant ce temps, la population active progressait de 3800 personnes, ce qui s'est traduit par l'ajout de 3500 nouveaux chômeurs l'an dernier. D'où la hausse du taux de chômage à 6,7 % en 2008.
La situation de l'emploi chez les Lavallois s'est surtout dégradée au dernier trimestre, soutient M. Chapdelaine.
Dans l'ensemble de la province, il s'est créé 29 000 emplois au Québec en 2008 et le taux de chômage est demeuré à son niveau de 2007, soit à 7,2 %.