Avec Les points tournants, le public est convié à une traversée de l'Écosse pleine d'humour et de rencontres.
(Photow: Courtoisie)
À travers l’Écosse et l’être humain
Quand il a écrit Les points tournants, le dramaturge écossais Stephen Greenhorn a convié le public à une traversée de son pays. Il l'a aussi invité à une traversée de l'être humain, quand ce dernier bascule de l'adolescence à l'âge adulte.
Véritable road movie porté sur les planches, l'oeuvre de Greenhorn s'intéresse à deux jeunes qui n'ont jamais quitté leur ville natale. Cela change le jour où Alex vole une planche de surf luxueuse, appartenant à son patron (Guy Vaillancourt).
Une poursuite infatigable à travers l'Écosse sera prétexte à de multiples rencontres, souvent loufoques, autant pour les jeunes que le patron. Maxime Denommée incarne le taciturne Alex, évoluant aux côtés de l'optimiste et débonnaire Brian, joué par Steve Laplante.
«Alex ne s'est toujours pas trouvé et grogne tout le temps. Pour Brian, l'incident est prétexte au voyage. Il est prêt à faire toutes les visites guidées pour découvrir l'histoire et les paysages de l'Écosse. C'est un voyage initiatique raconté avec humour en 60 tableaux très courts», indique Maxime Denommée.
«Entre chacune des scènes, les transitions sont orchestrées par une narration directe ou par des éléments sonores, sorties de la radio», poursuit-il.
Temps d'arrêt
Christine Beaulieu, Philippe Cousineau, Dominique Quesnel et David Savard complètent la distribution. «Dans sa mise en scène, Philippe Lambert a beaucoup insisté sur la qualité du rythme qui est nécessaire à l'œuvre.» D'autant plus que le décor est assez minimaliste, constitué d'une auto (une Lada!) que l'on déplace selon l'action.
Airs de parenté
La traduction savoureuse de l'œuvre est d'Olivier Choinière. Un travail qui a probablement été facilité par les similitudes entre les deux sociétés.
«Les Québécois et les Écossais partagent beaucoup de points communs: un passé catholique, une culture de la taverne [pub], un pays perdu. Tel Alex et Brian, ce sont des résistants qui ont le désir de s'affranchir, de trouver un sentiment d'appartenance», de conclure Maxime Denommée.
Le Théâtre de la Manufacture présente «Les points tournants» de Stephen Greenhorn, dans une mise en scène de Philippe Lambert, les 30 et 31 janvier, 20h, à la Salle André-Mathieu (475, boulevard de l'Avenir). Information: 450 667-2040.