Alexandre Joly, président de la CCIL.
(Photo: Martin Alarie)
Fichier: Alexandre Joly
La CCIL commente la récession anticipée
Les moyens de s'en sortir
Le moyen le plus efficace de prémunir notre économie de la débâcle financière et économique est encore d’augmenter la productivité de nos entreprises, de stimuler leurs investissements et d’accroître leur compétitivité.
Voilà le message que livrait la Chambre de commerce et d'industrie de Laval (CCIL) au lendemain de l'Énoncé économique de la ministre des Finances du Québec, Monique Jérôme-Forget.
Au passage, le président Alexandre Joly saluait «l’injection d’un montant d'un milliard à la Société générale de financement en vue d’investir dans les entreprises québécoises»,
Par contre, il disait être resté sur sa faim quant à l'absence de mesures liées au maintien et à la formation de la main-d’œuvre.
Réseautage
En période de tempête économique, il faut «s'adapter pour s'en sortir», indique M. Joly.
À cet égard, il incite les gens d'affaires à ne pas hésiter à partager avec leurs pairs les difficultés qu'ils rencontrent comme les mesures mises en place pour y remédier. La dernière chose à faire serait de s'isoler, explique-t-il, vantant les vertus du réseautage.
En ce sens, les dîners-causeries de la Chambre représentent un bon forum, ajoute-t-il. Incidemment, Stephan Jarislowsky de la firme Jarislowsky, Fraser Limitée, une des sociétés de gestion de fonds parmi les plus importantes au pays, présentera le 29 janvier une conférence intitulée «Les impacts de la récession sur l'économie: plus virulents qu'anticipés».
Cassure
Jusqu'à l'automne, l'économie roulait rondement à Laval, révélaient les principaux indicateurs économiques, rappelle le président de la Chambre, précisant que «la grosse cassure» est survenue au dernier trimestre.
Toutefois, fait-il valoir, les vaches grasses des dernières années ont sans doute permis aux entrepreneurs de la région d'engranger suffisamment de profits pour faire face à la morosité économique des prochains mois. «Les liquidités sont là! Nos entreprises ne sont pas dépourvues face à la crise.»
Selon Alexandre Joly, les secteurs d'activités qui risquent d'être le plus touchés par la crise sont le commerce de détail et de gros, le manufacturier, la restauration et l'hébergement.