Le maire Gilles Vaillancourt et le président de l'UMQ, Robert Coulombe.
(Photo: Martin Alarie)
Financement des projets d'infrastructures
L'UMQ exige des règles rapides, efficaces et souples
L'Union des municipalités du Québec (UMQ) exige que les mécanismes de financement des projets d'infrastructures soient rapides, efficaces et souples, afin qu'ils respectent les réalités locales et régionales, et que les gouvernements tiennent comptent de la capacité de payer des municipalités.
Voilà, en substance, le message qu'a livré, mardi, le président de l'UMQ, Robert Coulombe, alors qu'il complétait à Laval sa tournée provinciale.
Québec et Ottawa ont beau débloquer des milliards de dollars pour investir dans les travaux d'infrastructures, encore faut-il que ces sommes soient accessibles et les critères des programmes suffisamment flexibles pour retirer l'effet de levier économique escompté dans toutes les régions du Québec, fait-il valoir. À cet égard, M. Coulombe dénonce la lourdeur administrative des programmes existants, notamment ceux de Chantier Canada, qui fait en sorte que l'argent prévu reste souvent sur la table. Cela sans compter que les programmes d'infrastructures contraignent les municipalités à contribuer jusqu'au tiers de l'investissement total, ajoute-t-il, tout en en appelant à une «intervention concertée» des gouvernements locaux et des paliers supérieurs.
Sources de revenus
La tournée des régions a également permis au président de l'UMQ de constater le défi commun auquel sont confrontées toutes les municipalités de la province, et ce, indépendamment de leur taille et de leur enracinement rural ou urbain. «Toutes doivent assumer de plus en plus de responsabilités avec de moins en moins de moyens», soutient Robert Coulombe, qui réclame au nom de tous les élus «un meilleur partage de la richesse et une diversification des sources de revenus».
Dans cette foulée, il a également émis le souhait que soit indexé le montant de la taxe perçue sur l'essence qu'Ottawa transfert aux municipalités.
Rappelons que ce partage graduel de revenus, convenu en 2005, atteindra cette année sa pleine mesure, alors que la contribution fédérale sera équivalente à cinq cents par litre d'essence. En 2009, ça représenterait une cagnotte de près de 700 M$, estime-t-on, dont très précisément 22,7 millions pour la seule ville de Laval.
L'UMQ et la Coalition pour le renouvellement des infrastructures du Québec, que préside incidemment le maire Gilles Vaillancourt, souhaitent évidemment que cette entente reconduite jusqu'en 2013-2014 devienne permanente.
Enfin, le maire de Laval a rappelé l'urgence de la situation et les 18 milliards que nécessiteront au cours des 15 prochaines années la réfection et la mise à niveau des infrastructures en matière d'eau potable, d'eaux usées et de voirie locale.