Partie tenter sa chance comme chanteuse au Japon, Catherine St-Onge, de Fabreville, a relevé le défi avec brio en méritant les honneurs du Anison Grand Prix, présenté à Tokyo. (Photo: Courtoisie)
Une Lavalloise fait sa marque au Japon
Elle enregistre un album
Partie tenter sa chance comme chanteuse au Japon, Catherine St-Onge, de Fabreville, a relevé le défi avec brio en méritant les honneurs du Anison Grand Prix, présenté à Tokyo.
La finale du concours national, qui porte sur la musique de dessins animés japonais, a eu lieu le 21 septembre, mais les retombées tangibles de cette victoire se feront sentir au printemps avec la sortie de son premier album. Les pièces seront évidemment en lien avec un dessin animé qui débutera en avril à la télévision.
«Je ne pensais pas pouvoir remporter ce concours, moi qui n'est pas Japonaise!, dit celle qui est connue sous le nom d'artiste Himeka. Je ne m'attendais pas à des miracles, je voulais surtout montrer ce que je pouvais faire. Actuellement, je travaille à l'enregistrement du disque qui devrait avoir deux ou trois chansons. L'album sera en vente à partir de mai ou juin.»
Passion musique
La passion de la musique coule dans les veines de cette jeune femme de 28 ans depuis qu'elle est toute petite. Parallèlement, elle a toujours eu un engouement pour tout ce qui se rattache à l'animation japonaise.
«Adolescente, je commandais des CD par internet et j'étudiais les caractères afin de comprendre les paroles. J'ai appris le japonais par moi-même. Je ne parle pas super bien, mais les gens me comprennent!»
Le 14 mars 2008, après avoir économisé l'argent nécessaire, Catherine mettait le cap vers l'Asie. «Je ne connaissais personne là-bas, sauf deux amies rencontrées en ligne. Pour le moment, je vis dans un dortoir pour étrangers et je partage une chambre avec cinq autres personnes. C'est moins dispendieux qu'un appartement.»
Catherine a l'intention de rester au Japon le plus longtemps possible, le marché pour une carrière dans cette langue étant plutôt inexistant par ici! «Je ne sais pas si j'ai des chances en dehors du Japon. Il y a tellement d'artistes au Québec. Mais je ne peux pas laisser tomber!», conclut-elle.