Une vue aérienne du bois de l'Équerre, où Laval s'apprête à acquérir un terrain grand comme 15 terrains de football. (Photo: Martin Alarie)
La Ville achète 8,4 hectares dans le bois de l'Équerre
Laval est sur le point de conclure une entente qui mènerait à l'acquisition aux fins de conservation d'un terrain équivalant à plus de 15 terrains de football, au cœur du bois de l'Équerre, à Ste-Rose. Un terrain évalué à 3,7 M $.
Le lot est dans un secteur où la Ville a concentré ses achats, au cours des dernières années, indique Richard Pelletier, biologiste au Conseil régional de l'environnement (CRE) de Laval et vice-président de la Corporation pour la mise en valeur du bois de l'Équerre. «C'est gros, ça va chercher une longue bande nord-sud qui traverse le boisé, du boulevard Bellerose vers le nord.»
Pour le biologiste, c'est une très bonne nouvelle, dans la mesure où l'acquisition se fait en vue de conserver cette portion du boisé. Tout un secteur de la future propriété de la municipalité est déjà défriché, en bordure de Bellerose. «Mais au nord, c'est encore vierge», précise M. Pelletier.
Conservation
Cet achat s'inscrit «dans l'idée d'obtenir le périmètre qu'on souhaite», à des fins de parc, a expliqué le maire de Laval, Gilles Vaillancourt, lors d'un entretien téléphonique mercredi. «On laissera construire le reste», a-t-il ajouté.
La transaction reste à régler avec la succession du propriétaire, décédé récemment. «L'entente est déjà conclue, il faut l'autorisation de la succession.» Si la valeur à l'achat n'est pas encore du domaine public, l'évaluation municipale, pour l'année fiscale en cours, fixe à 3 677 500 $ la valeur du terrain. La Ville a réservé, dans son budget 2009, 9,7 M $ pour des acquisitions d'espaces naturels.
Il faut cependant savoir ce que veulent dire les termes «conservation» ou «acquisition à des fins de parc», utilisés par la Ville, bémolise Richard Pelletier. En matière de conservation et de protection proprement dites, il n'existe pas encore de zonage à cet effet à Laval, note-t-il.
Au total, Laval est devenue propriétaire, au fil des ans, de 83,1 ha, dans cette zone très prisée des amants de la nature. Les 8,4 ha qui feront l'objet d'une transaction, dans peu de temps, s'ajoutent à cette superficie. On peut comparer ces étendues à ce que le CRE de Laval voudrait voir conservé et protégé, c'est-à-dire 187 ha. Laval s'apprête donc à acheter 4,5 % de cette superficie. Cette portion s'ajoutera aux 44,5 % qu'elle détient déjà. «Le périmètre à conserver, pour la Ville, est probablement moindre que le nôtre», fait remarquer M. Pelletier.
Claude Beaulé, Vertal inc.
Commentaire mis en ligne le 3 février 2009Enfin un petit frein au développement urbain en zone verte.
Après avoir anéanti par un des plus vastes empiètements urbains un fertile territoire agricole, la Ville de Laval va-t-elle jouer un rôle de protecteur de l'environnement? Dans le royaume de l'automobile et de l'étalement urbain, j'en doute un peu.
Mais soulignons un peu l'exploit de préservation d'une parcelle de terre restée à l'abri de la voracité financière des promoteurs urbain. M. Pelletier, je me ferais plaisir d'aller y planter un arbre si vous le souhaitez.
Salutations
Claude Beaulé, ing.
Vertal inc.