Gilles Fournier a reçu son prix des mains de la ministre de la justice, Kathleen Weil, lors d'une cérémonie tenue à l'hôtel du Parlement de Québec. (Photo:Courtoisie)
Son engagement lui vaut le Prix de la justice du Québec
Gilles Fournier combat les abus envers les aînés
Tout le travail abattu par Gilles Fournier et son équipe de Dira-Laval a été mis en lumière, le 9 février, alors que le résident de Sainte-Dorothée recevait le Prix de la justice.
La récompense a été remise par la ministre de la justice, Kathleen Weil, lors d'une cérémonie tenue à l'hôtel du Parlement de Québec.
Depuis sa fondation, en novembre 2002, Dira-Laval a traité plus de 1250 cas d'abus, de violence ou de négligence envers les aînés.
«Les aînés victimes d'abus et de violence sont enfermés dans une réalité intolérable, a dit la ministre. Ils sont prisonniers d'un véritable mur du silence. Par son engagement à faire respecter leurs droits, M. Gilles Fournier contribue à abattre, une pierre à la fois, ce mur du silence.»
Surpris
C'est le Jeune Barreau qui a soumis la candidature de Gilles Fournier. Ce dernier a été surpris d'apprendre qu'il était le récipiendaire pour cette année. «On ne s'attendait pas à ça», avoue-t-il humblement, ajoutant que c'était la première fois que ce prix était attribué à Laval.
Lorsqu'il était président de l'Association québécoise de défense des droits des retraités, Gilles Fournier s'occupait de la collectivité. Toutefois, devant le grand nombre de demandes individuelles, lui et son épouse, Françoise Gosselin, ont décidé de fonder Dira-Laval.
«Nous avons formé une équipe de bénévoles qui possèdent différentes expériences, comme un ancien notaire et un ancien avocat. C'est plus facile pour les aînés de parler à d'autres aînés», explique le Lavallois qui compte aussi parmi ses réalisations la mise en place, en 2000, de la Table régionale de concertation des aînés.
Abus financiers
Les abus financiers composent 40 % des dossiers sur lesquels se penche le regroupement qui a pignon sur rue à Chomedey.
«Ces temps-ci, les demandes touchent surtout le logement. Nous en avons environ 20 par mois et ce n'est pas seulement pour une augmentation de loyer, mais aussi pour des expulsions parce que le propriétaire veut relouer l'endroit plus cher.»
La réputation de Dira-Laval a depuis longtemps franchi les frontières municipales puisque de nombreuses villes se tournent vers l'organisme pour recevoir de l'aide. Marguerite Blais, la ministre responsable des Aînés, a même déjà mentionné que Dira-Laval se voulait la référence provinciale en matière de défense des droits des aînés.
«Il n'y a pas de ressource similaire ailleurs, mais notre fonction, c'est de servir Laval», conclut M. Fournier.