Témoignage à l’intention des hommes
Bonjour, je m’appelle Jonathan, j’ai 29 ans. En février 2005, je traversais une des plus dures périodes de toute ma vie. Ma copine de l’époque m’avait quitté, car j’avais des problèmes de violence verbale et psychologique vis-à-vis d’elle. C’est à ce moment que le calvaire a débuté et que ma vie n’est devenue qu’une marée d’idées plus noires les unes que les autres. J’ai eu la brillance d’esprit d’aller chercher de l’aide au CLSC de mon quartier, car je ne pouvais plus vivre comme ça. Une personne me conseilla alors d’aller rencontrer les gens de votre organisme.
D’abord effrayé, à l’idée d’aller parler à des inconnus de ce côté sombre de ma personnalité, j’ai été soulagé de voir à quel point l’accueil qui y était offert était chaleureux et respectueux. J’y ai trouvé une bouée de sauvetage et c’est grâce à vous que je peux dire que je m’en suis sorti. J’ai été client chez vous de mars à septembre 2005 où deux intervenants m’accompagnaient dans ma démarche de groupe. Nos rencontres du mardi soir étaient toujours très attendues et c’était comme l’exutoire de ma semaine. Je pouvais parler, pleurer et rire dans les mêmes rencontres et je n’avais jamais peur de me faire juger par qui que ce soit. Il n’y a pas une journée qui se passe sans que je pense à vous et que je vous remercie d’avoir été présents pour moi durant ces durs moments. Vous m’avez aidé à ne pas crouler sous le poids de mes souffrances. Le simple fait de vous voir de façon hebdomadaire m’a donné les outils pour continuer ma vie dans le droit chemin.
Si je vous écris aujourd’hui, c’est pour vous démontrer que votre travail m’a permis, au fil des années, de devenir quelqu’un de bien. Je suis sur le point de terminer mes études. Je me rappelle exactement du moment où j’ai décidé de me lancer dans ce domaine; c’est lors d’une rencontre avec le groupe un soir d’été. C’est à ce moment que ça m’est venu, c’est comme un flash qui m’est apparu. Alors, je me suis inscrit à l’école et je me suis « botté le derrière » pour ne jamais lâcher. Je travaille maintenant dans le domaine de mon champ d’études depuis quelques mois et j’adore ce métier. Lors de mon passage au cégep, j’ai fait la rencontre d’une jolie jeune femme. Ça l’a immédiatement cliqué entre nous et quelques mois plus tard, on sortait ensemble. On habite maintenant ensemble et je ne peux être plus heureux. Depuis la journée où j’ai quitté le groupe, je n’ai plus jamais eu de comportement violent de quelques manières que ce soit. Je suis la preuve vivante que tout peut s’arranger si on y met du sien. Je ne regrette en rien mon passage chez vous, même si cela me gênait au plus haut point au départ. Je peux maintenant affirmer avec certitude que vous m’avez aidé à reprendre le contrôle de ma vie et c’est avec reconnaissance que je vous dis : MERCI!
Un ex-participant au groupe CHOC • 450 975-CHOC (2462)