Exceptionnellement, lundi dernier, l'assemblée du conseil de ville s'est déplacée au centre communautaire Saint-Louis-de-Montfort, dans Pont-Viau.
(Photo: Martin Alarie)
Un conseil de ville tenu dans l'indifférence
L'événement ne déplace qu'une vingtaine de citoyens dans Pont-Viau
C'est dans la quasi totale indifférence que s'est tenue, lundi, devant une vingtaine de citoyens, la séance du conseil de ville au centre communautaire Saint-Louis-de-Montfort, dans le quartier Pont-Viau.
Conformément à une promesse électorale prise en 2005, en vertu de laquelle le PRO des Lavallois s'engageait dans un prochain mandat à tenir une assemblée du conseil dans chacun des six quartiers de la ville, l'administration Vaillancourt siégeait pour une troisième fois à l'extérieur de la salle du conseil de l'hôtel de ville.
Si les résultats avaient été particulièrement concluants lors de la première sortie, qui avait attiré au printemps 2006 plus de 200 personnes au sous-sol de l'église Saint-Noël-Chabanel, dans Saint-François, l'assemblée de lundi dernier a raté la cible, alors que l'objectif d'une telle initiative vise à rapprocher davantage les citoyens de l'appareil municipal.
Contrairement à l'assemblée de 2006 qui s'était terminée aux petites heures, celle de lundi soir aura été expédiée en soixante minutes. Une heure a en effet suffi à liquider les 70 points figurant à l'ordre du jour et entendre les interventions de quatre citoyens. Ceux-ci se sont avancés au micro pour témoigner de leur satisfaction relativement au service de transport en commun, au déneigement et à la diminution de la taxe d'eau.
On se souviendra que la séance du conseil de ville d'avril 2008 avait eu lieu au Centre Accès de Laval-Ouest, en présence de tout au plus 70 citoyens.
Tarifs du métro
Le maire Vaillancourt a profité de la période de questions pour aborder la question des tarifs du métro, affirmant que l'iniquité entre les usagers lavallois et longueuillois serait «dans quelques semaines chose du passé».
À l'égard de la quote-part de 1,6 million que Laval verse annuellement à la STM pour financer le déficit d'exploitation du métro, le maire a rappelé qu'il retient «les sommes jusqu'à ce que l'équité soit rétablie ». Pour lui, il est inconcevable que les Lavallois paient pour la carte mensuelle «48 dollars de plus que les usagers de la Rive-Sud». Il dénonce également que l'exploitation du métro soit sous le contrôle de la Société de transport de Montréal. «Cet équipement à caractère métropolitain doit être sous l'autorité de l'Agence métropolitaine de transport [AMT]», a-t-il terminé. À 21h, l'assemblée était levée.