Le projet des nanosciences retardé par le départ de Pierre Lapointe
Intégration du centre de recherche INRS-EMT au campus Armand-Frappier
Un projet d'investissement de 75 M$, visant à intégrer au campus INRS-Institut Armand-Frappier le centre de recherche Énergie, Matériaux et Télécommunications (INRS-EMT), est actuellement en suspens et le demeurera tant et aussi longtemps que le conseil des ministres n'aura pas désigné le nouveau directeur général de l'Institut national de la recherche scientifique.
En entrevue au <@Ri>Courrier Laval<@$p >, le président du conseil d'administration de l'INRS, Armand Couture, confirme que le dossier est «en arrêt» depuis le départ, en novembre dernier, de Pierre Lapointe. Il ajoute que l'une des priorités de son successeur sera d'attacher le financement nécessaire à la construction de l'institut des nanosciences.
«À l'INRS, on a pour politique de ne pas démarrer un projet tant qu'il n'est pas financé à 100 %», rappelle M. Couture.
Fonds disponibles
Actuellement, les fonds publics sont disponibles, alors que pour faire face à la crise, les paliers de gouvernement supérieurs se sont déjà engagés à insuffler des milliards de dollars dans les travaux d'infrastructure.
Incidemment, la relocalisation sur le campus lavallois des activités de Varennes (Énergie et Matériaux) et de Montréal (Télécommunications) dépend directement des ministères à vocation économique de Québec et d'Ottawa.
Ce n'est qu'une fois le nouveau directeur général de l'INRS nommé et le montage financier bouclé que l'appel d'offres pour la préparation des plans et devis pourra être lancé, après quoi il faudra compter 18 mois pour la construction de l'immeuble et 12 autres mois pour le déménagement des équipements sophistiqués, présentement en opération sur le site de Varennes.
Espérée initialement pour le début 2010, l'intégration du centre de recherche Énergie, Matériaux et Télécommunications (EMT) se voit par la force des choses repoussée de quelques années.
Laval préférée à Montréal
Rappelons qu'une rsolution, adoptée par le conseil d'administration de l'INRS en juin 2007, dont le Courrier Laval avait obtenu copie, confirmait le choix de Laval comme futur site de ce centre de recherche, que convoitait également Montréal.
Un choix qui s'imposait, affirmait le D.G. Pierre Lapointe, faisant alors valoir que la science de l'infiniment petit qu'est la nanotechnologie s'arrime parfaitement avec les activités de recherche pratiquées à la Cité de la biotechnologie et de la santé humaine du grand Montréal, dont le coeur bat sur le campus INRS-Institut Armand-Frappier.
Résolu à remporter la loterie INRS, étant donné la portée scientifique et le potentiel d'essaimage de cet équipement de grande valeur, le maire Gilles Vaillancourt s'était engagé à l'époque à allonger 4 M$ sur cinq ans pour soutenir son implantation sur son territoire.
Le centre de recherche INRS-EMT accueille présentement quelque 300 employés et étudiants à la maîtrise et au doctorat, dont une quarantaine de professeurs-chercheurs.
Mary
Commentaire mis en ligne le 16 mars 2009Pour info.