Un premier pas pour les pêcheurs
Discipline et civisme sur les berges
Au début de la semaine, il ne restait qu’une seule cabane sur les lieux de la pêche blanche. Le lendemain, on annonçait de la pluie. Un trait était tiré sur la première année de collaboration étroite entre entre les pêcheurs, la police de quartier et le Service de l’environnement de Ville de Laval.
Au lendemain de la saison de pêche, naguère, les citoyens retrouvaient leurs berges abîmées et jonchées de rebuts, sans compter les cabanes, équipements et autre matériel laissés à l’abandon. Cet hiver, des conteneurs à déchets ont été placés bien en vue.
«On faisait vider les conteneurs aux deux semaines, indique le lieutenant Michel Dalbec de la police de quartier. Cette année, les gens ont vraiment contribué à garder l’espace propre.»
On ne s’attend pas à revoir les horreurs des années précédentes. Le lieutenant Dalbec en sait quelque chose.
«L’an dernier, on nous a rapporté un abri d’auto en toile partir au vent parce qu’il avait été laissé sur les berges. On nous a rapporté aussi une cabane caler dans l’eau. Cette année, certains pêcheurs ont appris qu’ils devaient bouger leur cabane sur la glace à chaque semaine durant l’hiver pour éviter qu’elle ne s’incruste dans la glace. Sinon, ils n’arrivaient pas à la retirer à la fin de l’hiver. Cette année, on ne verra pas de cabanes s’enfoncer dans l’eau. »
La liste ne s’arrête pas là. «Les gens se servaient parfois de blocs de béton. Comme ils n’arrivaient pas à les bouger parce qu’ils étaient figés dans la glace, ils laissaient les blocs s’enfoncer. Même chose pour des poteaux. On laissait même des arbres disparaître sous l’eau. Or, ça prend des années à un arbre pour se décomposer. Et un amoncellement d’écorce au fond peut finir par produire du mercure. »
Motoneiges et VTT
Le 31 janvier dernier, les policiers ont tenu une journée de sensibilisation auprès des conducteurs de véhicules récréatifs. L’hiver, ces engins dérangeaient pêcheurs et voisinage avec leurs bolides sans compter qu’ils pouvaient parfois abîmer les berges.
« Le règlement est clair, précise le lieutenant Dalbec, ces véhicules n’ont pas le droit de circuler en dehors des sentiers balisés, donc y compris la rivière. Cet hiver, les policiers ont surveillé parcs, bouts de rue et berges afin que le règlement soit respecté. »
L’objectif de ce front commun mené par la police de quartier et le service d'environnement de la Ville de Laval était d’apprendre aux gens à se responsabiliser.
« On ne voulait pas perpétuer le désengagement des citoyens qu’on voit au Québec depuis quelques années » signale le lieutenant Dalbec.