Jean-François Caron, président du SIIIAL-CSQ.
(Photo: Martin Alarie)
Un été chaud en perspective dans le milieu de la santé
Le Syndicat des infirmières, inhalothérapeutes et infirmières auxiliaires de Laval (SIIIAL-CSQ) et la Fédération de la santé du Québec (FSQ-CSQ) prévoient un été plus chaud que jamais dans les centres hospitaliers du Québec.
Les deux associations dénoncent la décision unilatérale du ministère de la Santé et des Services sociaux de mettre fin aux primes incitatives, qui étaient versées au personnel travaillant dans les établissements de santé au cours de la période estivale.
Depuis 2003, le personnel infirmier reçoit des sommes variables, pouvant aller jusqu'à 100 $, chaque fois qu'il travaille un quart ou une journée supplémentaire pendant l'été.
«Nous ne sommes pas très en faveur de ce type de moyen, mais tant que de nouvelles mesures ne seront pas mises sur pied, ces primes incitaient le personnel à donner davantage de disponibilité», indique le président du SIIIAL-CSQ, Jean-François Caron.
«Ces primes avaient été instaurées comme une forme de reconnaissance envers le personnel des établissements de santé qui doit travailler dans des conditions particulièrement difficiles durant l’été. En effet, le manque de personnel et le temps supplémentaire ont des conséquences directes sur l’équipe de travail, sans compter qu’il est devenu difficile de pouvoir prendre des vacances», continue M. Caron.
Études en cours
«Tel que l'a bien dit le ministre Bolduc ces dernières semaines, ces primes étaient une mesure administrative temporaire. Le Ministère a plutôt choisi de lancer une stratégie de main-d'œuvre en soins infirmiers, afin de trouver des solutions durables [ex: mentorat, nouvelle organisation du travail] aux problèmes de pénurie et autres qui sont les défis dans notre secteur», rappelle Dominique Breton, du ministère de la Santé.
«Nous sommes en accord avec l'initiative du Ministère, il faut créer d'autres moyens. Mais les projets qui sont dans l'air sont à l'état embryonnaire. Il est illusoire de croire que de nouvelles mesures vont être effectives dès cet été. La stratégie prévue par le Ministère n'est pas une baguette magique qui va tout régler en quelques mois», souligne Jean-François Caron.
Grogne à prévoir
Pour sa part, la présidente de la FSQ-CSQ, Monique Bélanger, se dit convaincue que ce changement de cap sera très mal accueilli dans l’ensemble des établissements de santé à travers le Québec.
«C’est comme si on disait aux travailleuses et aux travailleurs qu’ils ne méritent plus cette forme de reconnaissance […]. Alors, pourquoi agir ainsi? C’est à n’y rien comprendre », affirme Mme Bélanger.
Micheline Lemelin
Commentaire mis en ligne le 21 mars 2009Comment régler ce problème si l'encouragement monétaire n'est plus là. Qui voudra faire des heures supplémentaires l'été et sacrifier ses vacances si l'encouragement monétaire ni est plus. Si j'ai bien compri dans le dernier budget du gouvernement on ne veut pas négliger les services tel la santé. C'est de la foutaise, car il faut partir de la base si on veut continuer les services. A la base il y a le personnel soignant. Pas de personnel veut dire diminution des services à la population. C'est une logique simple. Je regarde les choses aller et M. le ministre est dans le champs en coupant les primes. Avant de couper il aurait fallu que les mesures en devenir soient prêtes à être mises en application. Les syndicats ont raison de dénoncer cette facon d'agir d'autant plus que l'avis officiel de cette coupure monétaire la plupart des établissements ne l'on pas recu en temps pour faire face à la situation et préparer leur statégie interne pour avantager le mieux être du personnel soignant. Le 1er jullet nous en seront à la 12ième année depuis la prise de retraite massive des employés de la santé sans compter les retraites prises depuis par les employés qui sont devenu éligible et les problèmes de pénurie ne sont pas réglés. Monsieur le Ministre,ce manque de jugement est une coupure direct de service à la population et un manque de respect total du personnel soignant. Pourtant malgré la récession on prédisait la continuité dans les services à la population.Monsieur le Ministre, vous pouriez refaire vos devoirs, un peu de respect s.v.p!