Les finissants du programme de francisation ont tenu des kiosques sur une vingtaine de pays. Ce fut une des nombreuses activités de la première Semaine des sciences humaines au collège Montmorency. (Photo:Martin Alarie)
Semaine des sciences humaines rassembleuse
Le coordonnateur du programme des sciences humaines au collège Montmorency, Sylvain Gauthier, a été agréablement surpris de la participation des étudiants à la première édition de la Semaine des sciences humaines, qui se tenait du 16 au 20 mars.
:«C'est au-delà de nos attentes. Les étudiants et les professeurs ont adoré l'expérience, soutient Sylvain Gauthier. Nous avions des craintes, car il s'agissait de notre première expérience. Ce fut un travail de longue haleine. Nous avons mis un an de travail à la réalisation de cette première Semaine des sciences humaines.»
La programmation et les sujets ont plu aux nombreux participants, évalués à plus de 2000. Si on se fie aux propos de Sylvain Gauthier, le thème des «Migrations» en était un rassembleur. «Il y a eu des activités pour tous les goûts, pour les sept disciplines [histoire, géographie, science politique, économie, sociologie, psychologie et administration]. Nous pouvons dire mission accomplie», enchaîne-t-il.
Cette semaine a été mise sur pied pour donner aux étudiants du programme un éclairage pratique sur les diverses théories apprises en classe. «Il fallait que nos étudiants sortent de la classe et de leurs livres. Il fallait qu'ils puissent explorer le monde. Ce fut très enrichissant.»
Le coup d'envoi de la Semaine des sciences humaines a été officiellement donné, le lundi 16 mars, à salle André-Mathieu. La projection du documentaire Tête de tuque, présenté par le Ciné-Club de Laval, a attiré plus de 800 personnes. «Ce fut une bonne manière de commencer notre événement.»
Unité mobile
L’exposition itinérante Démocratie en route du Musée de la civilisation du Québec mettait en lumière l’impact de la démocratie dans toutes les dimensions de la vie en société. Cette exposition permettait aux étudiants de s’interroger sur les causes profondes des migrations forcées, tout en appréciant l’apport de la démocratie dans notre quotidien. «Cette activité a été courue. L'animateur me disait qu'il a été fort occupé. De nombreux échanges ont eu lieu», dit-il.
Les finissants du programme de francisation ont tenu des kiosques sur une vingtaine de pays, le jeudi 19 mars, à l’agora du collège Montmorency. Ces étudiants présentaient des objets, des photos, des films, des vêtements typiques, de la nourriture, de la musique traditionnelle, etc. «Ce fut une autre activité fort populaire», admet M. Gauthier.
Une seconde édition?
Le comité organisateur prépare déjà la deuxième édition. «Nous allons récidiver, car ce fut une expérience enrichissante. Les étudiants étaient motivés. Nous avons développé un sentiment d'appartenance», termine-t-il.