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Journée nationale du microcrédit

La SOCLE et le député Paquet derrière l’événement

par Jocelyn Bourassa
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Article mis en ligne le 31 mars 2009 à 16:50
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Journée nationale du microcrédit
La SOCLE et le député Paquet derrière l’événement
C’est à la suite d’une initiative de la Société communautaire lavalloise d’emprunt (SOCLE) que le député de Laval-des-Rapides, Alain Paquet, a déposé une motion à l’Assemblée nationale pour consacrer le 11 mars, journée nationale du crédit communautaire.
:«Tout a commencé le 2 octobre dernier, lorsque nous avions organisé, à Laval, la première journée consacrée aux entrepreneurs en crédit communautaire et en économie sociale du Québec, raconte Abder Izirri, coordonnateur de la SOCLE et président du Réseau québécois du crédit communautaire. M. Paquet était présent, ainsi qu’un représentant de l’ONU. Des gens du club Rotary avaient filmé l’événement, qui a été diffusé dans 180 pays. Je ne m’y attendais pas du tout! Depuis, j’ai reçu des appels de Madagascar, du Sénégal, de l’Amérique latine, etc.

«M. Paquet, qui possède la fibre communautaire, a pris l’événement et le concept du microcrédit communautaire à bras le corps et a déposé cette motion le lendemain de l’ouverture des travaux à l’Assemblée nationale.»

La motion du député de Laval-des-Rapides, présentée conjointement avec un député de chacune des formations politiques, a fait l’unanimité au sein des parlementaires.
Microcrédit lavallois
La SOCLE donne un coup de pouce financier aux entrepreneurs écartés par les institutions financières qui les jugent trop à risque. Ils peuvent bénéficier de taux de prêts avantageux. Ces entrepreneurs sont souvent des personnes à faible revenu, des chômeurs, des chefs de famille monoparentale, des immigrants ou des gens à la tête d’organismes communautaires ou de coopératives de travailleurs.

C’est pourquoi les gens de la SOCLE soutiennent que la formule du crédit communautaire est un moyen efficace pour réduire le chômage, la pauvreté et l’exclusion sociale. «Quand un bénéficiaire paie ses intérêts, précise M. Izirri, je lui dis qu’à mes yeux ce n’est pas de l’intérêt qu’il nous paie, c’est sa contribution qu’il donne au concept du crédit communautaire, une formule que j’appelle le CCC. Et je prends soin de lui dire que l’argent qu’il nous donne servira à aider celui ou celle qui va venir après lui. C’est une roue qui tourne.»

M. Izirri est passablement fier de l’état du microcrédit à Laval. «On se dirige actuellement vers un taux de remboursement de 100%, dit-il. Par contre, j’aimerais avoir plus de moyens pour en faire la promotion sur le territoire lavallois. Le concept est connu dans le centre de l’île mais pas suffisamment aux extrémités comme à Saint-François et à Sainte-Dorothée.»
Microcrédit québécois
Abder Izirri s’envolera pour l’Europe en avril. Selon lui, beaucoup de pays étrangers veulent en savoir davantage sur le microcrédit québécois. «Même l’ONU s’intéresse à nous, raconte-t-il. Les Québécois sont d’excellents travailleurs de fond, mais ils se vendent mal à l’étranger, par rapport aux Africains, par exemple. Pourtant, notre concept du microcrédit se vend très bien. Il se distingue par deux caractéristiques: la qualité de l’accompagnement auprès du bénéficiaire et, surtout, le partenariat qui se fait entre le bénéficiaire, l’État, le secteur privé. Ce partenariat est vraiment exceptionnel! La preuve? Les étrangers sont en train de copier notre modèle. On reconnaît notre expertise. Je reçois des appels de partout, même de l’Asie. Juste le mois dernier, j’ai donné 18 entrevues", souligne-t-il.
Préjugé
Une barrière s’élève entre le microcrédit et le Québécois. «Parce que la formule vient du Bangladesh (le créateur est Muhammad Yunus, prix Nobel de la paix), les gens croient qu’elle n’est bonne que pour les pays en voie de développement, dit-il. C’est faux! Il y a beaucoup de gens ici qui sont exclus du circuit bancaire. Et avec la crise économique qui s’accentue, ils seront de plus en plus nombreux.», conclut-il

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