Jean Pascal a terrassé son adversaire Pablo Daniel Nievas. (Photos: Martin Alarie)
Jean Pascal passe le K.-O. à Nievas en attendant Diaconu?
Un combat de Championnat du monde à sa portée
Le boxeur lavallois Jean Pascal (22 victoires et 1 défaite) a assommé l'Argentin Pablo Daniel Nievas, samedi après-midi, en lui passant le K.-O. avec un percutant crochet de gauche, à la 42e seconde du cinquième round, au Cabaret du Casino de Montréal.
«I’m back! Je suis content d’être de retour au Québec. Cette victoire-là me fait grand bien, a lancé Pascal avant de quitter l’arène avec le titre vacant WBO intercontinental des super-moyens (168 livres). Je voulais vous offrir un K.-O. pour mon retour. J’espère que vous avez aimé ma prestation», a-t-il enchaîné au son des applaudissements et cris de joie.
Pascal, qui a réussi un 15e K.-O. en carrière, a dominé tous les rounds. Le pugiliste lavallois a d’ailleurs malmené Nievas avec de puissants crochets au corps et à la tête durant les quatre premiers rounds. Lors du second assaut, il a regardé par terre à deux reprises, puis il a regardé son gant. «Je pensais que son protecteur buccal et ses dents étaient tombés par terre», a-t-il avoué au Courrier Laval.
Jean s’attendait à un combat facile surtout qu’il a atteint, à de nombreuses reprises, son rival lors des deux premiers assauts. «Cependant, Nievas a vendu chèrement sa peau au quatrième round. Il ne reculait pas devant mes attaques. Il m'a forcé à attaquer énergiquement. À un certain moment, par contre, je pensais bien que le combat allait se rendre à la limite.»
L’Argentin l'a atteint d'une solide gauche au visage au début de la quatrième reprise. «Il ne m’a pas fait mal», a-t-il admis. Puis, Nievas a amorcé le cinquième assaut en force en amenant Pascal dans les câbles. Mais Pascal s’est tiré d’affaire en administrant deux crochets de gauche. Le premier coup a sonné Nievas et le second l’a achevé. Le boxeur argentin (22 gains, 6 revers et 1 nulle) s'est effondré et n'a pu se relever avant le compte de dix. Précisons que Pablo Daniel Nievas n’avait jamais perdu aussi tardivement dans un combat.
Pascal lui a tendu un piège
Ce dernier n’a pas caché, devant la meute de journalistes, qu’il a tendu un piège à son rival au cinquième round pour l’envoyer au tapis. «Je me suis laissé tomber dans les câbles. Je me suis penché et j’ai laissé Nievas s'approcher. Puis, je l’ai surpris avec un puissant crochet de gauche à la tête. Comme je le faisais souvent dans les rangs amateurs, j'ai sorti mon skyhook», a-t-il dit avec la satisfaction du devoir accompli.
«Je suis soulagé. J'étais plus stressé aujourd'hui qu'à l'occasion de mon combat de Championnat du monde contre Carl Froch. Premièrement, parce que ça faisait longtemps que je n'avais pas boxé à Montréal, alors je voulais donner un bon spectacle. Et deuxièmement, parce que ça faisait longtemps que je n’avais pas obtenu un bon et solide K.-O. Cela a été un spécial deux pour un», a-t-il poursuivi.
Une entente verbale
Au terme de la victoire de Pascal, le patron du groupe GYM, Yvon Michel, a admis qu'il s'est entendu verbalement avec les dirigeants du groupe InterBox pour la tenue d'un combat de championnat mondial des poids mi-lourds (175 livres) du WBC entre Pascal et Adrian Diaconu (25 victoires et aucune défaite) au mois de mai ou juin, au Centre Bell.
«Rien n’a encore été signé. Nous devons parler d'argent avec les deux boxeurs. Nous espérons finaliser une entente au cours de la semaine prochaine», a admis Yvon Michel.
«Nos deux groupes ont travaillé séparément jusqu'à maintenant, mais je pense que le temps est maintenant propice au travail conjoint», a renchéri Yvon Michel.
Pascal aimerait faire partie de l’histoire
Pascal aime bien l’idée de se battre pour un titre mondial. Il aimerait bien faire partie de cet événement historique au Québec. Toutefois, il veut prendre le temps d’y réfléchir avant de prendre une décision.
«Un match de Championnat du monde entre deux Québécois, ce serait quelque chose de magique. Je n'ai pas de problème pour boxer chez les poids mi-lourds. J'ai de plus en plus de mal à maintenir mon poids à 168 livres. Je n'avais que 6.3% de gras dans le corps à 185 livres», a-t-il conclu.