Pour le moment, on ne retrouve dans la salle que deux «bean bag» et une couverture lourde qui est partagée par les 11 classes d'enfants autistes. (Photo: Martin Alarie)
En attente de fonds pour la salle de stimulation sensorielle
Aménagée pour la clientèle autiste de l'école Saint-Gilles
Le projet d’aménager une salle de stimulation sensorielle pour les élèves autistes a jailli en début d’année à l’école Saint-Gilles. À quelques semaines de la fin des classes, le local n’est toujours pas terminé, faute de fonds.
En octobre, lors d'une rencontre entre le syndicat des enseignants et la Commission scolaire de Laval, cette dernière se serait engagée à embaucher un psychoéducateur et à débloquer des fonds pour l’achat d’équipement. La nouvelle employée est arrivée, une présence très appréciée, mais voilà que l’argent se fait toujours attendre.
«Aucun montant n'avait été avancé, mais on nous avait demandé de faire une liste de choses et le coût était estimé à 16 000 $, explique André Arsenault, enseignant. Maintenant, on essaie d’avoir des réponses, mais lorsqu'on appelle, on passe d'une personne à une autre. Je pense que nous nous sommes perdus dans le tourbillon de la commission scolaire.»
Soixante-dix enfants atteints d'autisme et vivant également pour la très grande majorité avec une déficience intellectuelle fréquentent l'école Saint-Gilles. L'établissement scolaire de Pont-Viau est d'ailleurs le seul à accueillir cette clientèle au niveau primaire.
Snoozeland
Pour le moment, on ne retrouve dans la salle que deux «bean bag» et une couverture lourde qui est partagée par les 11 classes d'enfants autistes. Avec l'argent attendu, on aimerait se procurer notamment des jeux de lumière, des tubes à bulles et des panneaux sensoriels.
«La salle s'inspire de «snoozeland», un concept venu d'Europe. Le but est d'amener l'enfant à se détendre et à prévenir les crises. Le point commun chez les enfants autistes est le taux d'anxiété et lorsqu'on les sort de leur routine, c'est difficile pour eux de se concentrer. Nous n'avons pas les moyens de nous payer une chambre «snoozeland», qui coûte des milliers de dollars, mais on veut avoir le meilleur des deux mondes», explique M. Arsenault, ajoutant qu'une équipe de parents bénévoles avait été formée pour donner un coup de main.
Nous avons rejoint la CSDL afin de savoir si un montant serait versé pour terminer la salle de stimulation sensorielle, mais au moment de mettre sous presse, aucune réponse ni explication ne nous avait été fournie.
Valérie Leprohon
Commentaire mis en ligne le 23 avril 2009Il faudra faire attention aux couvertures et autres objets dans la place, soyez certain de l'encadrement et des formateurs..!!!!