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Le lock-out persiste à Vytalbase-Recall

par Jocelyn Bourassa
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Article mis en ligne le 24 avril 2009 à 10:17
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Le lock-out persiste à Vytalbase-Recall
(Photo: Maya - Alarie Photo)
Le lock-out persiste à Vytalbase-Recall
Voilà plus d’une semaine que les 45 employés de l’entreprise Vytalbase-Recall vivent un lock-out, en plein cœur d’une crise économique mondiale.
Cette filiale de Brambles Canada, spécialisée dans le déchiquetage et l’archivage de documents confidentiels, a tourné le dos à ses employés le 16 avril dernier.

«Nous voulions d'abord régler les questions non pécuniaires, alors que l'employeur ne souhaite absolument pas en discuter, déclarait la semaine dernière Sylvain Robichaud, président du Syndicat des travailleurs et travailleuses de Recall-Québec-CSN. Il fait preuve d'un manque flagrant de courtoisie et n'est d'ailleurs pas revenu à la table après la dernière rencontre de négociation du 6 avril. Nous ne comprenons pas la réaction de la partie patronale, et depuis le début du processus de négociation, on ne sent pas non plus une véritable volonté d'en arriver à une entente.»

Le Syndicat réclame une restructuration du mécanisme d’attribution des heures, régulières et supplémentaires, afin d’accorder la priorité aux employés à temps plein, suivi de ceux à temps partiel puis les employés occasionnels.

D’autre part, le Syndicat s’inquiète de la présence d’employés référés par des agences de placement, vu le statut de particulier de l’entreprise qui œuvre dans le domaine du secret professionnel. Le recours aux agences nuirait aussi aux employés à temps partiel qui se voient dans l’incapacité d’accumuler des heures.

Selon le Syndicat, l’entreprise avait procédé à la suspension de certaines clauses de la convention collective juste avant que ne débutent les premières négociations, concernant la banque de temps et les congés mobiles notamment.

Six rencontres de négociation se seraient déroulées entre septembre et janvier. Puis, les membres du syndicat se sont unanimement prononcés en faveur d’une grève de trois jours lors d’un vote secret. Dès le début de la grève, la partie patronale à déclencher un lock-out.
Briseurs de grève
Cette semaine, un inspecteur du gouvernement a visité les locaux lavallois, situés le long de l’autoroute 13, l’entreprise étant soupçonnée d’avoir recours à des briseurs de grève. Les travailleurs présents ont été interrogés.
Dans la tête de Sylvain Robichaud, il y avait des briseurs de grève sur les lieux. «On m’a dit que le rapport ne sera pas disponible avant une semaine», dit-il. L’attitude de l’entreprise est vraiment déconcertante. Je ne sais pas si c’est de l’ignorance face à nos lois ou du je-m’en-foutisme, déclarait-il au bout du fil jeudi dernier. Ils ont même reculé sur des choses sur lesquelles on s’était entendu quand ils ont su qu’on avait opté pour la grève. La dernière fois que l’entreprise a présenté une vision globale de son offre date du 30 mars. En attendant, ils envoient des documents à nos membres pour tenter de les faire changer d’idée. »

Un conciliateur est dans le dossier depuis le 6 avril. La convention collective est échue depuis le 3 juillet. Le propriétaire de Brambles Canada serait en Australie. L’entreprise reste loin des médias pour le moment.

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Olivier CRETENET

Commentaire mis en ligne le 27 avril 2009
Pour information la filiale Française du groupe BRAMBLES RECALL située à Coignières (près de PARIS) en France est en grève depuis le vendredi 24 avril pour réclamer le paiement d'une prime de 1 500 €. Plus d'une centaine de salarié sont en grève. Courage à nos collègues Canadiens.

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