Stéphane Boyer partage son expérience en Afrique du Sud dans le livre "Un monde de différence". (Photo: Martin Alarie)
Son aventure en Afrique du Sud racontée dans un livre
«Dans le village, il y a des gens qui m'aimaient, d'autres qui me détestaient» - Stéphane Boyer
Participant au programme Jeunesse Canada Monde, il y a quelques années, Stéphane Boyer était loin de se douter que son séjour en Afrique du Sud serait ponctué de nombreux incidents.
Seul Blanc dans le village de Bredasdorp, il a dû composer avec le racisme et apprendre à vivre parmi les habitants qui ne voyaient pas tous son arrivée d'un bon œil.
«Dans le village, il y a des gens qui m'aimaient, d'autres qui me détestaient. J'étais aussi le premier Blanc à l'église.»
La situation la plus explosive est toutefois survenue chez la famille qui l'hébergeait, alors que son père d'accueil a tenté d'assassiner sa femme!
«Sans même prendre le temps de penser, je sors de ma chambre et me dirige vers la cuisine. Je rencontre l'homme dans le corridor qui tient dans sa main un grand couteau, avec une lame plus longue que nécessaire pour me transpercer le corps d'un bord à l'autre», peut-on lire dans le livre.
Il a réussi à s'en sortir, mais il devra trouver une autre famille d'accueil avant son départ pour Cape Town, une semaine plus tard.
Grand voyageur
«Écrire un livre est un bel outil pour conscientiser les gens et je vais sûrement en faire d'autres sur d'autres voyages», raconte celui qui a passé six mois en Asie tout récemment.
Malgré son jeune âge, son carnet est déjà bien rempli, lui qui a déjà vu la Nouvelle-Zélande, le Costa Rica et le Guatemala.
Plus près de nous, il donne un coup de main à sa copine qui a fondé un organisme avec le Carrefour de francisation et le cégep du Vieux-Montréal afin d'aider les immigrants à apprendre le français.
Il fera aussi une tournée des écoles de Laval pour informer les jeunes des programmes existants pour apprendre l'anglais au Canada.
L'année sabbatique que Stéphane Boyer s'était octroyée notamment pour voyager et marcher du Rocher Percé au Mont-Royal pour la cause de l'autisme se termine bientôt. L'université l'attend en septembre.
«Je veux étudier soit en relations internationales ou en travail social. Ce sont deux aspects qui m'intéressent beaucoup», conclut-il.