Petites annonces | Enchères au Québec | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Courrier Laval
Pool_résultats_2009_2010
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Les profs investissent le Conseil des commissaires

par Geneviève April
Voir tous les articles de Geneviève April
Article mis en ligne le 1 mai 2009 à 11:33
Soyez le premier à commenter cet article
Les profs investissent le Conseil des commissaires
Chantale Crochetière, présidente du Syndicat de l'enseignement, région Laval. (Photo: Martin Alarie)
Les profs investissent le Conseil des commissaires
Plus de cent personnes, pour la plupart membres du Syndicat de l’enseignement de la région de Laval, se sont entassées dans la salle du Conseil des commissaires, le 22 avril, pour exposer leur incompréhension face à certaines décisions de la Commission scolaire de Laval (CSDL).
Dans la foulée des assises régionales sur la persévérance et la réussite scolaire à Laval, tenue le 3 avril dernier, les enseignants avaient beaucoup à dire. L'imminence de la période de détermination des effectifs, moment auquel la Commission scolaire décide du nombre de classes à ouvrir et de ceux à fermer de même que des transferts d'élèves, était propice à leurs interventions.

Le constat que fait Claudine Lefebvre, vice-présidente du Syndicat de l’enseignement, région Laval, était sans équivoque: «Le modèle d’organisation de la CSDL a échoué. Il ne contribue pas à baisser le nombre d’élèves en difficulté au secondaire. Pas étonnant, quand on sait que ce modèle est basé sur des critères mathématiques plutôt que sur les besoins réels des élèves.»

Les représentants syndicaux ont avancé plusieurs chiffres significatifs. Au primaire, ce serait 21% des élèves qui éprouveraient des difficultés. Loin d’aller en s’améliorant, les chiffres grimpent à 28% au secondaire. La décision de fermer deux classes dédiées aux élèves ayant des troubles de comportement au primaire, une diminution de 17 groupes depuis 5 ans, et de les intégrer dans les classes régulières, sans support, laissent les éducateurs perplexes.
Baisse de clientèle
Louise Lortie, présidente de la CSDL, explique ces fermetures par une baisse de la clientèle des établissements scolaires lavallois. Le Syndicat affirme que la baisse de fréquentation anticipée n’a jamais eu lieu, ce qui expliquerait que les écoles débordent actuellement. Mme Lortie nuance le manque de soutien aux élèves réintégrés en classes régulières à la suite de ces fermetures: «Les étudiants en TC [trouble de comportement], quand vous dites qu’ils n’ont pas de support… Ils ont quand même l’enseignant.»
Le choix de la Commission scolaire de ne pas ouvrir de classe spécialisée avant le deuxième cycle du primaire pour les enfants démontrant des signes de déficit d’attention est aussi contesté par le Syndicat. Le ministère de l’Éducation, des Loisirs et du Sport (MELS), ainsi que la CSDL, prônent une intervention rapide et précoce dans ces cas. Les éducateurs sont donc inquiets de voir la CSDL faire volte-face. «Est-ce que l’on peut évaluer dès le premier cycle si un étudiant est en difficulté? C’est à voir», se questionne Mme Lortie. À ce sujet, elle avance la possibilité de faire appel à des experts pour évaluer la question.

Chantal Crochetière, présidente du Syndicat, retenait difficilement ses mots. «Je suis extrêmement déçue de votre réponse au sujet des élèves en difficulté, que vous nous disiez que vous avez vos experts. C’est choquant, parce qu’ils sont ici [dans la salle], vos experts.» Mme Lortie a tenu à préciser que les enseignants oeuvrant à la CSDL étaient les experts auxquels elle faisait référence, et qu’ils étaient une ressource à consulter puisqu’ils sont sur le terrain, près des jeunes.
L'espace manque
Mme Crochetière a insisté sur l’importance pour la CSDL de respecter la moyenne d’étudiants par groupes, établie à 32 dans les dispositions nationales.
Selon la présidente du Syndicat, 11 groupes manquaient au niveau du préscolaire cette année, et environ 400 élèves ont dû être transférés, faute d’espace dans les classes de leur école de quartier. La Commission scolaire de Montréal, pourtant deux fois plus imposante, n’a fait que 50 transferts.

Elle donne en exemple des classes de francisation qui se donnent dans d’anciens locaux de rangement et des bibliothèques qui disparaissent par manque de place, ou encore une classe de musique de 22 élèves donnée dans un local de 15 pieds X 18 pieds.

Mme Crochetière attribue l’incapacité de la CSDL d’ouvrir de nouveaux groupes aux fermetures d’écoles liées à l’Offre de service en enseignement (OSE 2003-2007). C’est à la suite de la mise en application de cette politique que la CSDL avait fermé des écoles et revu à la baisse ses services pédagogiques aux élèves présentant des difficultés d’apprentissage. «Si ce n’est réellement pas à cause de l’OSE, dites-nous comment se fait-il que tous les groupes ne soient pas ouverts selon le financement que vous recevez? Et si c’est réellement l'OSE, il serait peut-être temps de faire un mea culpa et de trouver des solutions, quitte à louer des roulottes telles qu'on en trouve à l'Institut de protection contre les incendies du Québec», résume Mme Crochetière.

Louise Lortie est formelle: «La formation des groupes est faite dans le respect de la convention dans presque tous les cas, pour donner le meilleur service possible aux élèves. Les sommes d’argent dédiées à la réussite des étudiants sont dépensées pour ça.»
Autres sujets
Après le départ du Syndicat, les discussions de la CSDL à l’ordre du jour portaient, entre autres, sur le possible transfert de propriété d'une école et d'un pavillon (utilisés actuellement à des fins autres qu'académique). Ces bâtiments seraient cédés à la Commission scolaire Sir Wilfrid Laurier, moyennant une compensation monétaire équivalente à 30% de l'évaluation municipale de la part du MELS.

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins


La question du net

  • Pensez-vous que le secteur de la santé souffre d'un manque de moyens financiers et de personnel?
  • Oui
  • Non

Liens