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La révolution des pelouses

Nathalie Villeneuve par Nathalie Villeneuve
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Article mis en ligne le 7 mai 2009 à 16:18
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La révolution des pelouses
Un des jardins de l’aire de démonstration d’aménagement écologique du Centre de la Nature. Bois, paillis et plantes rustiques remplacent la pelouse. (Photo: Martin Alarie)
La révolution des pelouses
Avoir une pelouse verte, fournie et uniforme requiert quantité d'eau, beaucoup d'engrais, des pesticides et des efforts héroïques. Une autre façon d'aborder le problème: l'aménagement écologique.
Il s'agit de revoir de A à Z le jardin, les espaces gazonnés et l'entretien qu'on en fait. Une opération qui demande réflexion et temps, mais qui paye, à terme.

«Il ne faut pas penser que la seule option est le "green" de golf», dit Josée Rinfret, biologiste de formation et coordonnatrice projets spéciaux-biodiversité à la Ville de Laval.
Gazon: le moins possible
On peut commencer progressivement, en troquant des espaces gazonnés pour des aménagements faciles d'entretien: rocailles de vivaces, plantes couvre-sols, paillis, gallets, pierres, menuiserie, etc.
Les zones ombragées, pentues et les bordures de trottoir, où la pelouse pousse difficilement, peuvent servir de premiers bancs d'essai.

Quand on opte pour des végétaux, «il est très recommandé de privilégier les plantes indigènes qui sont mieux acclimatées», peut-on lire dans le Guide de gestion environnementale des pelouses de Ville de Laval, réalisé en collaboration avec la Coalition pour les alternatives aux pesticides.

Plus robustes et nécessitant moins d'arrosage, ces plantes vivaces, «si elles sont placées au bon endroit, requièrent moins d'entretien et moins de pesticides», explique Mme Rinfret. En prime, elles résistent mieux aux insectes et aux maladies.

La rusticité d'une plante, c'est-à-dire son appartenance à une zone géographique, est un excellent indicateur de sa capacité à s'intégrer dans un décor. Laval et Montréal font partie de la zone 5a. Il s'agit ensuite de transplanter là où l'ensoleillement, le type de sol et les conditions de drainage conviennent à la plante.
Exit le pâturin
«Pour ceux qui veulent quand même du gazon, il faut laisser tomber le pâturin de Kentucky», dit Josée Rinfret. C'est la semence de pelouse la plus appréciée chez les amoureux du parterre irréprochable. «Il est moins adapté aux conditions climatiques du Québec. Il demande beaucoup d'engrais et ses racines sont peu profondes.»

Le mélange recommandé: fétuque, ray-grass et trèfle blanc nain, «qui est très populaire et très résistant. Le vers blanc aime le pâturin et moins le trèfle».
> Des conférences
> Les aménagements écologiques: de la pelouse à l'aménagement alternatif

Jeudi 14 mai, 19 h à 20 h 30, bibliothèque Yves-Thériault, Sainte-Dorothée, 450 978-6599

Mardi 2 juin, 19 h à 20 h 30, bibliothèque Gabrielle-Roy, Fabreville, 450 978-8909

> L’entretien écologique d’une pelouse, pour le contrôle des vers blancs et autres indésirables

Mercredi 20 mai, 19 h à 20 h 30, bibliothèque Yves-Thériault, Sainte-Dorothée, 450 978-6599

Mercredi 15 juillet, 19 h à 20 h 30, bibliothèque Laure-Conan, Vimont, 450 662-4975

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Valérie Leprohon

Commentaire mis en ligne le 8 mai 2009
Assez beau quand même !

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