Pour Micheline Duff, le contact avec les lecteurs est primordial. C'est pour cette raison qu'elle a participé à près de 60 salons du livre, depuis le début de sa carrière d'écrivaine.
(Photo: Martin Alarie)
Micheline Duff s’enflamme pour le 19e siècle
Un dixième opus pour l’auteure
Avec la trilogie Au bout de l’exil, dont le premier tome a été lancé le 29 avril, Micheline Duff offre à ses lecteurs un retour dans le temps. La grande illusion est le début d’une saga familiale où rêves et désespoir se côtoient.
Celle qui s’inspire de faits réels pour composer ses romans fait débuter son récit en 1880, alors que l'immigration des Canadiens français vers les États-Unis était à son apogée. «Je voulais greffer mon histoire à un contexte historique. J’adore faire la recherche», affirme l’auteure, qui s’est rendue en Nouvelle-Angleterre pour s’imprégner des décors et de l’ambiance dégagée par ses personnages.
À la mort de leur mère, trois jeunes Saguenéennes sont arrachées à leur vie tranquille par un père rêvant de grandeur et de succès facile aux États-Unis. Elles y découvriront un univers aux antipodes de leur vie campagnarde, où elles devront composer avec une langue et une culture qui ne sont pas les leurs. Les petites déracinées apprendront à la dure les réalités parfois cruelles de la vie.
Prolifique et reconnue
Micheline Duff est reconnue par la critique pour son style franc et ses sujets audacieux. «J’aime explorer comment les personnes vivent leurs émotions, selon les différentes perspectives», explique l'auteure prolifique. Mme Duff, aujourd'hui âgée de 65 ans, a publié dix romans depuis 2000. «Je me suis retenue pendant 55 ans! Je compte tenir ce rythme aussi longtemps que possible», promet-elle.
Elle compte toutefois souffler un peu avant la sortie du deuxième tome de la trilogie. «Sortir un livre, c’est comme mettre un enfant au monde, illustre-t-elle. C’est un long travail, et quand c’est fait, tu t’inquiètes de savoir s’il sera correct, si les gens vont l’aimer.»
Micheline Duff passera une partie de l’été en Suisse, à titre d’invitée de la Fondation Ledig-Rowohlt. Située dans un château à Lausanne, cette fondation encourage les auteurs, émergents ou établis, qui désirent partager dans un esprit de communauté et de créativité. Mme Duff a été choisie, parmi des aspirants de toutes nationalités, pour y écrire et échanger avec cinq autres auteurs, quelques semaines au mois d’août.
danielle sassevlle
Commentaire mis en ligne le 11 juillet 2009Je viens de terminer votre roman``Au bout de l`exil``.
J`ai savourer chaque pages de votre livre. Le genre de roman qu`on ne peux pas laisser un seul instant tellement on sent presque que l`on en fait parti.
Que va t-il arriver à Marguerite et Ann?
Quand pourrons nous se délecter du tome 2?
Merci de votre merveilleuse écriture!