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Opération francisation réussie

Stéphane St-Amour par Stéphane St-Amour
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Article mis en ligne le 13 mai 2009 à 17:10
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Opération francisation réussie
Dix nouveaux arrivants d’origine allophone ont réussi avec succès leur intégration au marché du travail québécois dans le cadre d’un projet-pilote de francisation québécoise. Il s’agit de Hida Barbar, Masoumeh Koohestani, Ndeye Ka, Najiba Paiman,Vartan Kanbalian, Renata Alvares, Naila Ahmad, Doris Iofori, Thérèese Habib et Lina Mosaki. Ils apparaissent en présence de la directrice générale du Centre régional de récupération et de recyclage Laval (CRRRL), Jocelyne Arbic, et de leur enseignante Sophie Trudeau. (Photo: Courtoisie)
Opération francisation réussie
Avait lieu à la fin avril une cérémonie attestant de la réussite de la première cohorte du programme «français-québécois en milieu de travail», s'adressant à des nouveaux immigrants allophones très peu familiers avec le marché du travail québécois.
Ce projet-pilote est le fruit d'une entente tripartite impliquant Emploi Québec Laval, la Commission scolaire de la Pointe de l’Île (CSPI) et le Centre régional de récupération et de recyclage Laval (CRRRL).

Aux dires du conseiller du Centre local d'emploi (CLE) de Chomedey et responsable du projet, Richard Boutin, cette initiative répond à un réel besoin. Il en donne pour preuve un second groupe de dix personnes, qui a démarré en février dernier, et l'attribution d'une nouvelle enveloppe de 300 000$, laquelle permettra de financer deux autres groupes qu'on entend mettre sur pied l'automne prochain.
Travail-études
Si Emploi Québec défraie les salaires des participants à ce programme s'échelonnant sur 40 semaines, la Commission scolaire participante, pour sa part, assume entièrement les coûts de formation.
Le Centre régional de récupération et de recyclage Laval (CRRRL) était un choix qui s'imposait, considérant qu'il s'agit d'une «entreprise d'insertion professionnelle à vocation sociétale», explique M. Boutin. Cette entreprise touchait déjà des subventions salariales d'Emploi Québec destinées à l'embauche de personnes défavorisées, qui veulent se donner les moyens de réintégrer un jour le marché du travail. À la différence près que ces programmes, d'une durée de 26 semaines, ne sont pas couplés à une formation et sont accessibles à tous les adultes, sans égard à l'ethnicité.

Adjointe administrative au CRRRL, Line Courcelle mentionne que les participants au projet-pilote sont en classe en matinée et travaillent en après-midi. Ils sont rémunérés au salaire minimum, à raison de 35 heures par semaine.

Les dix premiers diplômés complétaient, en avril, 490 heures de français-québécois en alternance avec une formation à l’emploi de 910 heures. Ils ont été formés sur différents plateaux de travail en lien avec le recyclage de textile.

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