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Le «TEMI», un antidote à la récession

Nathalie Villeneuve par Nathalie Villeneuve
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Article mis en ligne le 14 mai 2009 à 9:39
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Le «TEMI», un antidote à la récession
Le député de Laval-des-Rapides Alain Paquet, devant la classe d'affaires lavalloise, lors d'une conférence organisée par la Chambre de commerce et d'industrie de Laval. (Photo: Martin Alarie)
Le «TEMI», un antidote à la récession
Investir aujourd'hui n'a jamais été une aussi bonne idée. Ce «secret bien gardé» se cache derrière le «TEMI» ou taux marginal d'imposition sur l'investissement, qui sera parmi les plus bas au monde au Québec en 2012, a expliqué le député Alain Paquet lors d'une conférence donnée lundi.
Le message livré par le député libéral de Laval-des-Rapides et professeur d'économie à l'UQÀM, lors d'une conférence organisée par la Chambre de commerce et d'industrie de Laval, avait les allures d'un pep-talk adressé à la classe d'affaires lavalloise.

«La meilleure façon de prédire l'avenir, c'est de le créer», a-t-il dit, citant le théoricien du marketing Peter Drucker.
Le levier fiscal
Et créer l'avenir, en économie, passe par l'investissement, qui est à son tour influencé par la fiscalité. À cet égard, le Québec est en voie de devenir un champion mondial, assure M. Paquet. «Les entreprises québécoises peuvent dès maintenant, au niveau manufacturier, n'avoir aucune taxe sur le capital» a-t-il noté.
Pour saisir l'impact du régime fiscal sur les nouveaux investissements, le TEMI est un indicateur utile. «Le TEMI représente l’ensemble des charges et règles fiscales et provinciales qui influencent le rendement net du capital investi (taxe sur le capital, amortissement, impôt sur le revenu des sociétés, taxe de vente, etc.).

«En 2012, c'est au Québec que le TEMI sera un des plus bas dans le monde», à 14,5%, souligne le député libéral, qui impute cette bonne nouvelle aux gestes posés par le gouvernement Charest au cours des dernières années.

À titre de comparaison, le TEMI sera de 21,8% dans l'ensemble des pays de l'OCDE, 34,4% aux États-Unis, 16,3% en Alberta, 26,4% en Colombie-Britannique et 17,3% environ en Ontario, selon les chiffres présentés par Alain Paquet.

«Ce serait une erreur d'attendre», estime-t-il. Puisqu'une «période de gestation» s'insère en général entre la décision d'investir et le plein rendement du nouveau capital, une entreprise qui plonge maintenant peut tirer profit immédiatement d'une fiscalité avantageuse, fait valoir M. Paquet.

«Aux entreprises, je dis: 'Investissez maintenant pour en profiter dans deux ans'. Si les entreprises attendent deux ans pour investir, ça va prendre peut-être deux ans de plus avant de profiter de notre baisse d'impôt au niveau de la fiscalité des entreprises.»
Créativité et richesse
Bien que le Québec soit frappé moins durement que le reste du Canada ou que d'autres économies outre-frontières, il faut être créatif pour s'engager le plus vite possible sur la voie de sortie de crise, en créant de la richesse, a dit en somme l'économiste.
«Trop souvent, on a l'impression que le seul péché qui reste au Québec, c'est de créer de la richesse. Je veux bien qu'on débatte de comment on en crée. Je veux bien qu'on débatte de ce qu'on en fait quand on en a créé. Mais, de grâce, cessons de débattre si on doit ou non créer de la richesse.»

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