Entourant le président du parti et candidat dans Saint-Bruno, David De Cotis, on reconnaît les candidats confirmés du Mouvement lavallois en vue des élections du 1er novembre: Danielle Guillaume (Saint-François), Alain Boucher (Saint-Vincent-de-Paul), Tristan Desjardins-Drouin (Val-des-Arbres), Alexandre Foisy (Auteuil), Nikki Petropoulos (L'Abord-à-Plouffe), Lydia Aboulian (Sainte-Dorothée), Isabelle Piché (Laval-des-Îles) et Jean-François Paquet (Sainte-Rose). Absents sur la photo, Benoît Fauteux (Duvernay-Pont-Viau), Jean-François Dulièpre (Laval-des-Rapides) et Walter Peruz (Vimont).
(Photo: Martin Alarie)
Le Mouvement lavallois veut rétablir la démocratie à Laval
Douze candidats confirmés, mais toujours sans candidat à la mairie
À cinq mois du scrutin municipal, un nouveau parti politique a officiellement pris son envol, aujourd'hui, avec pour ultime ambition de rétablir la démocratie à Laval.
Sous l'enseigne du Mouvement lavallois, cette formation politique, présidée par David De Cotis, estime que «la vie politique municipale est trop sérieuse pour la laisser aux mains d'un seul et unique parti qui fait ce que bon lui semble depuis près de 30 ans».
Celle qui briguera les suffrages dans L'Abord-à-Plouffe, Nikki Petropoulos, ne peut admettre que «tous les quatre ans, aveuglément, les membres de ce parti [Parti du Ralliement Officiel (PRO) des Lavallois] se font réélire, comme s'ils étaient irremplaçables».
Finies les élections par acclamation
Si douze membres de ce parti en formation ont confirmé à ce jour leur candidature à un poste de conseiller municipal, M. De Cotis a pris l'engagement de présenter des candidats dans chacun des 21 districts électoraux d'ici le 1er novembre.
Pas question pour lui de revivre le scénario de 2005, où neuf candidats du maire Gilles Vaillancourt avaient été élus ou réélus par acclamation. «C'est près de 50% des conseillers municipaux élus sans opposition», a renchéri Lydia Aboulian, qui défendra les couleurs du Mouvement lavallois dans Sainte-Dorothée.
Celle-ci a d'ailleurs illustré l'«immense déficit démocratique», dont souffre Laval, par le fait que «seulement 30% de la population lavalloise ait exercé son droit de vote» aux dernières élections. Dans la même foulée, Mme Aboulian n'a pas manqué de rappeler cette enquête réalisée en 2005 par Statistique Canada, selon laquelle les Lavallois éprouvaient le plus faible sentiment d'appartenance envers leur communauté locale, parmi les 119 régions socio-sanitaires sondées à travers le pays.
Favoriser le débat public
David De Cotis, qui sera candidat dans Saint-Bruno, dénonce le «style de gestion marqué par l'arrogance» de l'administration Vaillancourt, à qui il reproche de ne pas consulter, ni impliquer la population.
«Rares sont les consultations publiques à Laval. Et lorsqu'il y en a une (…), on n'entend jamais parler des résultats, ni des suivis de cette démarche publique», affirme le candidat dans Auteuil, Alexandre Foisy. Il en donne pour preuve la consultation sur le schéma d'aménagement, «menée il y a plus de quatre ans, sans résultat depuis», et la consultation sur la politique culturelle, «dont on n'a jamais pu lire le rapport».
M. Foisy déplore au passage le fait que les élus de l'administration Vaillancourt brillaient tous par leur absence le dernier week-end d'avril, à l'occasion du Forum social soutenu par la participation de plus de 500 Lavallois. «Le pouvoir en place n'offre jamais l'occasion aux citoyens de réfléchir et d'apporter leurs idées sur le développement de Laval», tranche-t-il.
Les enjeux
Dans l'attente d'un manifeste dont le lancement est prévu dans quelques semaines, le président du Mouvement lavallois a identifié quelques «virages importants» que devra aborder la municipalité au fil des prochaines années.
Ces enjeux, qu'il entend soumettre au débat public, touchent entre autres l'aménagement du territoire, la qualité de l'urbanisme, le reverdissement, la préservation de l'environnement, la constitution de nouveaux parcs que l'on souhaite à même les nombreux boisés, la revitalisation des anciens quartiers, le transport en commun, notamment dans l'est de l'île, la sécurité publique et la vie communautaire.
Malgré un manque de ressources, David De Cotis est résolument déterminé à doter Laval d'une véritable opposition, rappelant que le maire Gilles Vaillancourt exerce un pouvoir absolu à l'hôtel de ville depuis huit ans.
Faute de budget, son équipe et lui consacreront leurs énergies sur le terrain, en privilégiant la bonne vieille méthode du porte-à-porte.
sylvain gagné
Commentaire mis en ligne le 28 septembre 2009Ce n'est pas pour rien que le maire actuel écrit sur les panneaux électoraux qu'il est un homme de parole. Il peut faire ce qu'il veut, il n'a pas d'opposition.