En attendant le règlement du conflit
Chez Auto Gouverneur Nissan
Même si les 23 techniciens et commis aux pièces sont retournés au travail après une grève d’une dizaine de jours chez le concessionnaire Auto Gouverneur Nissan, le conflit n’est toujours pas réglé.
Les grévistes, affiliés à la TCA-FTQ, réclament la réintégration d’un employé qui avait été congédié après que les autorités arbitraires avaient reconnu la justesse des griefs retenus contre lui.
«La personne n’a pas été réembauchée et la cause suivra les procédures légales» explique Louis-Carl Dagenais, président d’Auto Gouverneur Nissan. «Autrement dit, il n’y a pas de gagnant ni de perdant pour le moment dans le dossier parce que le problème est toujours là. Par contre, il y a eu baisse de revenus du côté de l’entreprise, comme c’est souvent le cas dans ce genre de conflits.»
Le processus risque de traîner en longueur à la Commission des relations au travail, car la liste des griefs serait longue. D’autre part, M. Dagenais soutient que, malgré le conflit, le projet d’investissement de 10M$, avec la création d’une trentaine d’emplois, n’est pas compromis. On procédera au déménagement du centre Infiniti, puis à la rénovation de l’édifice Auto Gouverneur Nissan afin de mettre sur pied un mégacentre d’autos usagées.
Vytalbase-Recall
D’autre part, les 45 employés de Vytalbase-Recall sont retournés au travail après un accord mettant fin au lock-out décrété par l’entreprise. «Nous avons obtenu ce qu’on voulait», nous a déclaré Sylvain Robichaud, président du Syndicat des travailleurs et travailleuses de Recall-Québec-CSN.
Le syndicat réclamait une restructuration du mécanisme d’attribution des heures afin de favoriser les employés à temps plein, suivis des employés à temps partiel, puis des employés occasionnels. On s’inquiétait aussi de voir des agences de placement prendre de plus en plus de place, au détriment des employés à temps partiel. L’entreprise se spécialise dans le déchiquetage et l’archivage de documents confidentiels.