(Photo: Martin Alarie)
Pauline Marois tend l’oreille aux préoccupations économiques du milieu
Elle n’a pas renoncé à Laval
Trois jours après le passage au Relais communautaire du ministre libéral Laurent Lessard, c’était au tour de la leader du Parti québécois, lundi, de rendre visite à cet organisme phare du milieu sociocommunautaire lavallois.
Simple coïncidence, explique Pauline Marois, dont la présence s’inscrivait dans le cadre de sa tournée des régions entreprise en début d’année.
D’entrée de jeu, la chef péquiste rappelle que son parti a déjà détenu quatre comtés sur cinq à Laval, devenue depuis 2003 une région orpheline dans le camp péquiste.
Désireuse de rapprocher la région de son aile parlementaire, elle a investi le député de Chambly et critique de l’opposition officielle en matière de Sécurité publique, Bertrand St-Arnaud, du rôle de député parrain de Laval.
La chef de l’opposition officielle à l’Assemblée nationale a profité de son arrêt à Laval pour y tenir des rencontres privées à caractère économique avec la direction de la Chambre de commerce et d’industrie (CCIL), de la Corporation de développement communautaire (CDC) et de Laval Technopole.
Préoccupations
En matinée, la CCIL lui a signifié sa préoccupation face à la pénurie de main-d’œuvre, a expliqué Mme Marois lors d’un point de presse tenu en début d’après-midi au Relais communautaire.
Incidemment, au lendemain de l'Énoncé économique de la ministre des Finances, en janvier dernier, le président de la Chambre avait manifesté sa déception quant à l'absence de mesures liées au maintien et à la formation de la main-d’œuvre.
Par ailleurs, Pauline Marois n’a pas manqué de saluer la récente initiative de la CCIL, visant la réinsertion professionnelle d’une vingtaine de jeunes de 16 à 25 ans qui n’étaient ni aux études, ni en emploi, tout en leur permettant de terminer leurs études secondaires.
«La question de la santé a aussi été abordée», ajoute Mme Marois, qui reconnaît «un déficit» régional au chapitre des «lits d’hôpitaux» et le «rattrapage à faire» quant au nombre de médecins omnipraticiens par tranche de 100 000 habitants.
Le milieu communautaire a pour sa part revendiqué la réinjection de 200 nouveaux millions dans le réseau québécois, soit une majoration équivalant à 57% du budget annuel qui lui est actuellement dévolu. «On réclame aussi un financement adéquat et récurrent des organismes communautaires accrédités», résumait la leader du Parti québécois, avant de quitter vers les bureaux de Laval Technopole, où elle était attendue en milieu d’après-midi.