La Ville veut attirer les hôtels de 10 étages et plus
Assouplissement des normes dans le secteur centre-ville
L'administration Vaillancourt s'affaire à assouplir les dispositions encadrant la superficie minimale de plancher et le nombre minimal de cases de stationnement applicables aux hôtels de dix étages et plus dans les secteurs zonés centre-ville.
Soumis à une récente assemblée de consultation publique, le projet de règlement, qui n'a pas soulevé la moindre question de la part des citoyens présents, devrait être adopté d'ici les prochaines semaines.
Amendements
Un de ces amendements vise à repousser jusqu'à 50% la réduction possible des normes minimales de stationnement, laquelle est actuellement limitée à 25%.
Pour se prévaloir de ce privilège, les établissements hôteliers devront toutefois consacrer au moins 60% de leur superficie de plancher aux sections réservées aux chambres et disposer d'au moins 40% de leurs cases de stationnement à l'intérieur.
La présente démarche permettra également de ramener la superficie minimale de plancher de chaque étage de 10 000 à 6 000 pieds carrés.
Ces mesures s'inspirent des concepts de planification urbaine du TOD [Transit Oriented Development], qui tendent à densifier les développements autour des pôles de transport en commun pour optimiser leur fréquentation, réduisant d'autant la dépendance à l'automobile.
«Les bâtiments de grande hauteur desservis par un nombre restreint de cases de stationnement contribuent de façon significative à augmenter la densité urbaine», analyse le Service de l'urbanisme de Ville Laval.
Dirigé par le directeur Sylvain Dubois, ce service soutient que les promoteurs hôteliers «cherchent à se localiser dans les secteurs centraux, en raison de la présence d'une gamme de services commerciaux et d'une desserte efficace en transport en commun», lesquelles répondent aux besoins d'une clientèle susceptible de ne pas posséder une automobile lors de son séjour. «En conséquence, les besoins de ces établissements en espaces de stationnement sont donc généralement moins élevés», poursuit-on, ajoutant que certaines municipalités accordaient dans des secteurs très fréquentés un assouplissement pouvant aller jusqu'à 50% des cases de stationnement requises.
À Laval, les zones identifiées «centre-ville» se concentrent essentiellement dans un large périmètre formé par le boulevard Saint-Elzéar Ouest (au nord de l'autoroute 440), le boulevard Chomedey, le boulevard de la Concorde et son prolongement qu'est le boulevard Notre-Dame et le boulevard Laval.