La Ville donne son aval à un projet de stationnement étagé
Au sud-ouest de Liébert et Vanier
La Ville a reçu favorablement une demande de changement de zonage déposée par un architecte mandataire pour les Résidences du Patrimoine, visant l'implantation d'un stationnement étagé sur le terrain situé au quadrant sud-ouest de la rue Liébert et du boulevard Vanier, dans Saint-Vincent-de-Paul.
Le stationnement projeté viendrait ainsi combler un déficit de 100 cases qu'accuse cet édifice, selon les normes minimales requises au règlement de zonage L-2000.
L'ajout de 150 cases porterait à 348 espaces de stationnement l'aire prévue à cette fin, alors que le règlement en vigueur en exige au moins 298.
Essentiellement, le problème de stationnement origine des besoins des clients et employés de la clinique médicale, un locataire des Résidences du Patrimoine qui occupe une superficie de 13 000 pieds carrés.
Conséquemment, cela occasionne un débordement dans les rues avoisinantes et dans le stationnement du parc Jean-XXIII, où les usagers garent leur véhicule.
Effet de hauteur amoindri
Selon les analystes du Service de l'urbanisme, l'effet de hauteur de la structure de trois étages serait amoindri par la pente descendante du terrain longeant la rue Liébert qui l'accueillera.
Tant et si bien que «les cases de l'étage supérieur [71] seront au même niveau que le stationnement actuel», mentionnent-ils dans un rapport produit au comité exécutif. Quant aux étages inférieurs qui abriteront respectivement 68 et 48 cases, ils seront accessibles par l'extérieur et par le sous-sol du bâtiment principal.
Le directeur de l'urbanisme, Sylvain Dubois, estime, par ailleurs, que la structure devrait bien s'intégrer au voisinage. Il étaye son affirmation en rappelant que des bretelles d'accès à l'autoroute 25 bordent à l'ouest le terrain, où s'élèvera le futur stationnement, alors que «deux façades latérales très peu fenestrées de bâtiments résidentiels» avoisinent le côté nord.
Curieusement, aucun propriétaire, ni locataire des habitations unifamiliales et multifamiliales de six logements, avoisinant le site, n'est venu s'enquérir de la nature de ce projet, lors de la consultation publique tenue en avril à l'hôtel de ville.
De fait, étant donné les contraintes physiques du terrain, le propriétaire des Résidences du Patrimoine a adressé à la Ville une demande de changement de zonage, pour rendre certains éléments du projet conformes aux exigences urbanistiques municipales.
Enfin, pour ce qui est des locataires des Résidences du Patrimoine habitant vis-à-vis le stationnement projeté, la structure étagée n'aurait pas pour effet de leur causer de «nuisances supplémentaires, étant donné que leur balcon donne déjà sur des cases de stationnement situées relativement au même endroit et au même niveau et qu'une haie de cèdres sera ajoutée pour réduire les vues sur le stationnement», fait valoir le directeur du Service de l'urbanisme, Sylvain Dubois.