Porte-parole du regroupement des Amis du Parc Mont-Laval, Jacques Bertrand a déposé lors de la dernière assemblée de consultation publique deux pétitions (électronique et manuscrite), réclamant le maintien du site dans sa vocation actuelle. À droite sur la photo, on reconnaît le nouveau propriétaire du terrain de camping-caravaning, Sylvain Chartrand.
(Photo:Valérie Crépeau)
Le maire minimise l'impact de la pétition
électronique
Les défenseurs contre-attaquent avec une pétition papier
Jeudi dernier, le maire de Laval a minimisé l'impact de la pétition électronique et ses 561 signatures que les Amis du Parc Mont-Laval ont déposée en assemblée publique, réclamant de l'administration municipale qu'elle sauve le terrain de camping et d'autocaravaning de Sainte-Dorothée.
Après analyse, a fait valoir Gilles Vaillancourt, on ne compterait qu'une trentaine de signatures provenant de citoyens habitant les zones concernées par l'actuel projet de règlement, visant à convertir le site en un développement résidentiel de plus de 300 unités d'habitation.
Porte-parole du regroupement des locataires du parc, Jacques Bertrand a fait entendre que 188 des 561 signataires de la pétition électronique sont Lavallois. «Ils n'ont pas tous indiqué leur adresse complète», reconnaît-il.
366 citoyens des zones contiguës
Cependant, Jacques Bertrand a également déposé, séance tenante, jeudi dernier, une seconde pétition, traditionnelle celle-là, totalisant 1214 nouvelles signatures dont 681 de domiciliés lavallois.
«Un rapide et non moins minutieux survol de la pétition écrite nous permet de dire que sur les 681 signatures que nous avons déclaré être de Laval, 366 sont des signatures de gens habitant les zones immédiates [au Parc Mont-Laval], nous informait M. Bertrand, lundi après-midi.
En moins de dix jours, ces pétitions manuscrite et électronique ont permis de recueillir 1775 signatures, incluant celles de 869 Lavallois, précisait-il lors de leur dépôt officiel.
«Appui quasi unanime»
Revenant sur l'assemblée publique, M. Bertrand dit avoir constaté «un appui quasi unanime» des citoyens qui s'étaient déplacés nombreux à l'hôtel de ville et qui «sont restés debout jusqu'à la fin».
En fait, seulement une dizaine de citoyens présents étaient en faveur du changement de zonage, apprend-t-on du Service du greffe.
«Ça correspond à l'accueil que les gens nous avait réservé lors de notre porte-à-porte effectué dans les rues avoisinant le camping, le week-end précédant l'assemblée», commente le principal intéressé. Qui plus est, il ajoute que «la feuille que le maire a fait circuler dans la salle, destinée aux gens contre le changement de zonage et qui n'avaient pas signé la pétition, était pleine».
Vérification faite auprès du Service du greffe, une trentaine de citoyens auraient signé cette feuille.
Enfin, soulignant avec étonnement le «silence» observé par le promoteur tout au long de l'assemblée, le chef de file du Regroupement pour le maintien du Parc Mont-Laval dit garder un souvenir «un peu traumatisant» de sa première expérience à une assemblée publique. «On se demandait qui présidait vraiment cette consultation publique. Seul à intervenir, le maire, qui coupe la parole aux citoyens, prend toute la place. Et quand il a décidé que la séance était terminée, il l'a levée».
Marquis de Lafayette
Commentaire mis en ligne le 14 août 2009Gilles Vaillancourt:« N'oublions pas que nous vivons, ici, en démocratie. Et comme tout le monde le sait, seul les signatures des membres de MON parti comptent en démocratie.»