Le député Marc Garneau accompagnait le candidat libéral d'Alfred-Pellan, Angelo G. Iacono, lors de son passage dans les bureaux du Courrier Laval.
(Photos: Maya – Alarie Photo)
Les libéraux en précampagne
«L’Opposition officielle s’oppose et les tierces parties décident.»
Voilà ce que soutenait, le 9 septembre, le député fédéral de Lac-Saint-Louis, Francis Scarpaleggia, alors qu’il présentait au Courrier Laval, le candidat libéral d’Alfred-Pellan, Angelo G. Iacono. Il renchérissait alors aux propos du député de Westmount-Ville-Marie, Marc Garneau, qui indiquait que les libéraux ne supporteront plus «ce gouvernement». L’ancien astronaute qui accompagnait les deux hommes estime que le premier ministre Harper divise le Parlement. «Trudeau et Pearson avaient une approche plus civilisée, ils faisaient des compromis», a-t-il déclaré en faisant référence aux périodes où ces premiers ministres ont dirigé des gouvernements minoritaires.
À quelques jours de la reprise des travaux à la Chambre des communes, les trois politiciens affinaient leurs discours de campagne. Tout en attaquant les Conservateurs sur leur façon de gérer la crise économique, les libéraux ont vanté leur chef, Michael Ignatieff, leur équipe et ils ont également fait valoir leur feuille de route économique. «Nous avons fait un travail difficile pour nous sortir du déficit, par la suite, il y a eu huit ans de surplus, rappelle Marc Garneau en référant aux années où Paul Martin était ministre des Finances. En 2006, quand il est arrivé au pouvoir, Stephen Harper a hérité d'un surplus de 12G $ que les conservateurs ont dépensé comme des fous.»
Lors de cette journée en compagnie des deux députés libéraux, Angelo G. Iacono a visité des entreprises de son comté de l'est de Laval. Les trois hommes voulaient connaître les préoccupations des gens d'affaires afin de voir comment «l'appareil fédéral peut être plus sensible» à leurs besoins.
En début de semaine, les responsables du Parti libéral du Canada n'avaient toujours pas fixé de dates pour les investitures des comtés de Laval, Laval-Les Îles et Marc-Aurèle-Fortin. «Si on devait se retrouver en élection vendredi, on ne passerait pas la campagne à faire des investitures», rétorque un porte-parole en faisant référence à la possibilité que le premier ministre Harper déclenche des élections le 18 septembre, avant même que les partis d'opposition tentent de faire tomber son gouvernement.
(Photos: Maya – Alarie Photo)